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International

Frappes en Syrie : le Parlement divisé, le gouvernement assume

lundi 16 avril 2018 à 20:22 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Deux jours après l’opération militaire menée par Paris, Londres et Washington contre des sites syriens, députés et sénateurs ont débattu ce lundi. Une séance sans vote qui a confirmé les divisions politiques sur l'intervention française en Syrie.

Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale © Maxppp - Alexandre MARCHI

Depuis 2008, l’article 35 de la Constitution oblige à "informer" députés et sénateurs des engagements armés à l’étranger. Premier à s'exprimer devant les parlementaires ce lundi, le Premier ministre, Edouard Philippe, a défendu la décision "difficile, légitime", prise par Emmanuel Macron d'intervenir militairement en Syrie, avec  Londres et Washington.

Reprenant les arguments développés dimanche soir par le chef de l'Etat lors de son interview sur BFM et Mediapart, il a assuré que la "riposte ( ...) était amplement justifiée dans ses causes" et que "dans ses modalités elle a été soigneusement proportionnée".

"Pas dans une logique d'escalade" 

"Avant d'avoir recours à la force, nous sommes allés au bout de la démarche politique et diplomatique pour faire entendre raison à Damas" a-t-il insisté, rappelant que la France avait agi sur la base de renseignements de ses propres services. "Aucune solution politique ne sera trouvée tant que l'utilisation de l'arme chimique restera impunie", a-t-il relevé. 

"Avec les armes chimiques c'est la raison et la civilisation qui vacillent durablement", a encore plaidé le Premier ministre, avant de certifier que la France ne rentrait"pas dans une logique d'escalade" et restait attachée "au multilatéralisme". Il a aussi récusé tout "suivisme" des Etats-Unis.

Intervention décriée à droite et à la gauche de la gauche

Soutenue par la majorité, les UDI-Agir et une partie des socialistes, l'opération militaire menée samedi est vivement critiquée par Les Républicains, la gauche de la gauche ainsi que le FN.

"En intervenant sans mandat, nous craignons que la France se soit encore un peu plus isolée dans cette région du monde", a notamment déploré le chef de file des députés LR Christian Jacob. "Nous avons agi sans mandat de l'ONU, c'est sans doute pour la France le coup le plus important porté à sa diplomatie" a pour sa part regretté le leader de la France Insoumise (FI) Jean-Luc Mélenchon.

Plusieurs élus de l'opposition ont ainsi dénoncé une violation "du droit international" à l'image de la cheffe de file des socialistes, Valérie Rabault

Des accusations rejetées par le chef de file LREM, Richard Ferrand, qui s'est élevé contre les "élucubrations de mauvaise foi" qui "viennent délégitimer l'action de nos armées, le travail de nos services de renseignement mais également des ONG qui, sur place, ont relayé l'atrocité de l'attaque perpétrée par le régime syrien".

L'Elysée a annoncé dans la soirée que la France avait engagé une procédure de retrait de la Légion d'honneur "à l'endroit Bachar Al-Assad". Le président syrien s'était vu remettre la Légion d'honneur par son homologue français, Jacques Chirac, lors d'un voyage officiel en France, en 2001.