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International

Gaza : au moins 59 Palestiniens tués lundi, jour du transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem

lundi 14 mai 2018 à 14:56 - Mis à jour le mardi 15 mai 2018 à 7:23 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Des heurts extrêmement violents ont éclaté ce lundi entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, avant l'inauguration de l'ambassade américaine, transféré de Tel-Aviv à Jérusalem officiellement ce lundi. Au moins 59 Palestiniens ont été tués.

Des manifestants palestiniens essuient des tirs de gaz lacrymogènes de l'armée israélienne, ce lundi.
Des manifestants palestiniens essuient des tirs de gaz lacrymogènes de l'armée israélienne, ce lundi. © AFP - THOMAS COEX

Au moins 59 Palestiniens, dont huit enfants de moins de 16 ans - et un bébé après avoir inhalé du gaz lacrymogène -, ont été tués ce lundi dans la bande de Gaza par des soldats israéliens près de la frontière avec Israël, où des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël, située jusqu'ici à Tel-Aviv. 

Plus de 500 personnes ont été blessées et au moins cinq journalistes palestiniens ont été atteints par balles.

La journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014 

Ces 59 décès, annoncés par le ministre de la Santé dans l'enclave, portent à 113 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le début d'un mouvement de protestation massif, le 30 mars dernier. Ils font aussi de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave sous blocus.

Projectiles de fortune contre tirs de soldats  

Les milliers de manifestants protestent contre l'inauguration de l'ambassade américaine, qui a eu lieu ce lundi après-midi dans la Ville sainte. Certains groupes se sont détachés pour lancer des projectiles de fortune en direction des soldats et tenter de forcer, au péril de leur vie, la barrière frontalière lourdement gardée par les tireurs israéliens.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman avait prévenu que l'armée emploierait "tous les moyens" pour empêcher les Palestiniens de s'en prendre à la barrière frontalière, aux soldats ou aux civils israéliens riverains du territoire palestinien.

Une promesse de Donald Trump très controversée

Les États-Unis ont officiellement inauguré leur nouvelle ambassade en Israël, transférée de Tel-Aviv à Jérusalem, ce lundi après-midi. Ce déménagement  est la concrétisation de l'une des promesses les plus controversées du président Donald Trump. Saluée comme "historique" par Israël, ce déménagement est largement perçu comme un acte de défi envers la communauté internationale dans une période de grande inquiétude pour la stabilité de la  région.

Le gouvernement palestinien dénonce un "horrible massacre" 

Le gouvernement palestinien, établi en Cisjordanie occupée, a accusé Israël d'avoir commis un "horrible massacre" à Gaza. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "particulièrement inquiet". L'Union européenne a exhorté toutes les parties à "la plus grande retenue". Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé un recours injustifié aux tirs à balles réelles, la première fustigeant une "violation abjecte" des droits de l'Homme et des "crimes de guerre".

La France  "condamne les violences" 

Le président Emmanuel Macron a "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants" dans des entretiens téléphoniques avec Mahmoud Abbas et le roi de Jordanie Abdallah II. 

Il a réaffirmé "la désapprobation de la France à l'encontre de la décision américaine d'ouvrir une ambassade à Jérusalem" et souligné que le statut de cette ville ne pourrait "être déterminé qu'entre les parties, dans un cadre négocié sous l'égide de la communauté internationale".

L'Elysée a indiqué, ce lundi, condamner les "violences" commises dans la bande de Gaza, précisant qu'Emmanuel Macron allait s'entretenir dans les prochains jours avec "tous les acteurs de la région". Les services de la présidence rappellent qu'Emmanuel Macron avait "alerté et mis en garde sur les répercussions" de la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

La Maison blanche condamne le Hamas

Pour les États-Unis, la responsabilité des dizaines de Palestiniens tués par l'armée israélienne incombe "entièrement" au mouvement Hamas, a déclaré un porte-parole de la Maison blanche lundi soir. "C'est intentionnellement et avec cynisme que le Hamas provoque cette réaction", a précisé ce porte-parole. 

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