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Génocide rwandais : "Il est important de commémorer" pour le député costarmoricain Hervé Berville

27 ans après le début du génocide au Rwanda, c'est ce mercredi une journée de commémoration, "importante", pour le député breton d'origine rwandaise Hervé Berville.

Hervé Berville
Hervé Berville © Maxppp - Marc OLLIVIER

C'était il y a 27 ans : au Rwanda, le début d'un génocide, un million de Tutsis massacrés. À l'époque, l'armée française évacue notamment des enfants, dont ce petit garçon de quatre ans, qui sera adopté par un couple de Pluduno, près de Dinan : Hervé Berville est, près de trois décennies plus tard, député (LREM) des Côtes d'Armor.

Que cela ne se repasse plus jamais dans aucun pays du monde

Ce 7 avril est une journée de commémoration officielle, voulue par Emmanuel Macron : "C'est important", réagit Hervé Berville. "Pour moi et toutes les victimes, pour la communauté internationale et pour la France. Il est important de commémorer, de se rappeler mais aussi de comprendre, notamment pour les plus jeunes car plus le temps passe, plus on s'éloigne de ce crime contre l'humanité. En France, on ne se souvient pas de la même manière qu'il y a 27 ans mais au Rwanda, j'ai eu la chance d'y aller il y a deux  ans, on se souvient. L'objectif est de faire que ce qui s'est passé là-bas il y a 27 ans ne se passe plus jamais dans aucun pays du monde. Le travail de mémoire est important à ce titre."

Archives ouvertes au public

On apprend ce matin au Journal officiel que la France ouvre au grand public d'importantes archives concernant la situation au Rwanda entre 1990 et 1994 : des documents de l'ancien président François Mitterrand et du Premier ministre de l'époque Édouard Balladur.  Ces télégrammes diplomatiques et notes confidentielles, figuraient dans le rapport accablant sur le rôle de la France au Rwanda entre 1990 et 1994 rendu par une commission d'historiens fin mars. 

Le rapport Duclert revient sur l'engagement de la France durant ces quatre années pendant lesquelles s'est mise en place la dérive génocidaire du régime hutu, pour aboutir à la tragédie de 1994 : quelque 800.000 personnes, majoritairement tutsi, exterminées dans des conditions abominables entre avril et juillet.

Responsabilité morale de la France et de la communauté internationale

"Le travail de cette commission d'historien est une bonne chose", affirme Hervé Berville. "Il en ressort que La France et la communauté internationale ont une responsabilité morale claire dans cette histoire. On avance dans la reconnaissance de ce qui s'est passé, au Rwanda, en Algérie, grâce à ses travaux d'historiens, en mettant en avant les responsabilités de la France. L'élément qui est important est d'essayer de tirer les différents éléments et de faire un vrai travail d'historien et de mémoire."

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