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Guerre au Haut-Karabakh : les députées drômoises Mireille Clapot et Emmanuelle Anthoine sont en Arménie

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les députées drômoises Mireille Clapot et Emmanuelle Anthoine sont à Erevan pour apporter leur soutien aux Arméniens et constater la situation dans le Haut-Karabakh. Cette région du Caucase est en proie à de violents affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Une délégation de députés, dont les drômoises Mireille Clapot et Emmanuelle Anthoine sont en Arménie pour faire un point sur la situation du Haut-Karabakh
Une délégation de députés, dont les drômoises Mireille Clapot et Emmanuelle Anthoine sont en Arménie pour faire un point sur la situation du Haut-Karabakh - Mireille Clapot

Une délégation de députés, dont les drômoises Mireille Clapot et Emmanuelle Anthoine, sont en Arménie depuis samedi, afin de suivre la situation dans le Haut Karabakh. Cette région peu connue d'Europe est disputée par deux anciennes républiques soviétiques : le Haut Karabakh appartient à l'Azerbaïdjan mais la majorité de la population est arménienne. Le conflit dure depuis près de 30 ans mais il s'est à nouveau embrasé il y a un mois jour pour jour. Depuis le 27 septembre, la guerre aurait fait près 5.000 morts et 90.000 réfugiés.
 

"Un jeune arménien a essuyé un tir de sniper, avec sans doute des balles à fragmentation puisqu'il a été touché dans plusieurs endroits de son corps dont la moelle épinière. Donc, il restera sans doute tétraplégique."

Depuis Erevan, les élues drômoises décrivent toutes les deux une situation humanitaire dramatique. Elles ont rencontré des blessés à l'hôpital et des réfugiés. "Les _civils sont bombardés_, des drones extrêmement perfectionnés permettent de cibler des victimes, le plus souvent des civils. Nous avons rencontré un jeune arménien de 19 ans. Ce tankiste a essuyé un tir de sniper, avec sans doute des balles à fragmentation puisqu'il a été touché dans plusieurs endroits de son corps dont la moelle épinière. Donc il restera sans doute tétraplégique", raconte la députée En Marche Mireille Clapot. 

"Des prisonniers sont torturés, décapités. Leurs bourreaux mettent en scène cette mort en utilisant les réseaux sociaux de la victime. Des vidéos, des photos du corps sont envoyées à tous les contacts Instagram ou Facebook de la victime."

La parlementaire évoque aussi une guerre psychologique : "des prisonniers sont torturés, décapités. Leurs bourreaux mettent en scène cette mort en utilisant les réseaux sociaux de la victime. Des vidéos,des photos du corps sont envoyées à tous les contacts Instagram ou Facebook de la victime et également des appels aux familles en leur disant 'nous allons envoyer des photos du cadavre de votre proche'. C'est une sale guerre".

La députée Les Républicains Emmanuelle Anthoine a été marquée également par l'âge des victimes : "des conscrits partis combattre au Haut Karabakh sont revenus mutilés, avec des blessures très graves. On a vu beaucoup de jeunes générations 2001, 2002, vraiment... Quand on voit les blessures qu'ils présentent, c'est terrible"

La délégation parlementaire a rencontré également les journalistes russes blessés lors de frappes aériennes. La Russie soutient l'Arménie. "Ils ont été délibérément visés par les drones". Deux journalistes français ont également été blessés, ils ont été rapatriés en France. Les députés se sont également entretenus avec le défenseur des droits de l'Homme, le ministre des affaires étrangères ou encore le Premier ministre arménien. 

La France doit-elle reconnaître l'indépendance du Haut Karabakh ? 

Mais face à cette guerre, que faire ? La situation reste explosive dans cette région : la troisième tentative de cessez-le-feu a été enterrée. La France doit-elle prendre une position plus tranchée ? Emmanuelle Anthoine plaide pour cette option. Avec d'autres députés, elle va déposer un texte à l'Assemblée nationale pour que l'Etat français reconnaisse l'indépendance du Haut-Karabakh. "Cela me paraît fondamental parce que derrière cela permettra au Haut-Karabakh d'avoir des outils politiques, des outils diplomatiques pour pouvoir défendre sa population". 

Mireille Clapot en revanche n'y est pas favorable. _"_La reconnaissance de l'Artsakh est un sujet à manier avec précaution. J'essaie de penser à long terme, il y a un précédent avec la reconnaissance internationale de la Bosnie-Herzégovine qui n'a pas permis de faire cesser les combats bien au contraire. Et je crains que la France qui tient à sa place de co-président du groupe de Minsk avec la Russie et les Etats-Unis soit écartée du jeu. La Turquie n'attend que ça. Je crains donc que la demande de reconnaissance de l'Artsakh tende plutôt à écarter la France d'un règlement international". 

Créé en 1992, le groupe de Minsk a pour mission de trouver une solution pour mettre fin au conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie. 

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