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Dossier : Guerre en Ukraine 

Guerre en Ukraine : adhérer à l'OTAN serait une "erreur" pour Poutine, Kiev optimiste sur l'issue du conflit

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Au 80e jour du conflit en Ukraine, les combats font rage dans le Donbass, le G7 veut des sanctions supplémentaires visant des secteurs russes, la Finlande s'est entretenue avec Vladimir Poutine au sujet de sa candidature à l'OTAN. Voici ce qu'il faut savoir sur l'évolution de la guerre ce samedi.

Un enfant jouant au football devant une école détruite par l'invasion russe en Ukraine à Irpin, une ville de l'oblast de Kiev,
Un enfant jouant au football devant une école détruite par l'invasion russe en Ukraine à Irpin, une ville de l'oblast de Kiev, © AFP - Hiroto Sekiguchi / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun

Au 80e jour du conflit en Ukraine, des combats particulièrement intenses sévissent dans la région du Donbass. Le G7 veut des sanctions supplémentaires visant des secteurs dont la Russie est "dépendante". Pour Vladimir Poutine, la fin de la neutralité militaire finlandaise serait une "erreur" alors que le président de la Finlande s'est entretenu avec lui au sujet de la candidature de son pays à l'OTAN.

L'essentiel

  • Le G7 veut des sanctions supplémentaires visant des secteurs dont la Russie est "dépendante"
  • Le président de la Finlande s'est entretenu avec Vladimir Poutine au sujet de l'OTAN
  • Pour Poutine, la fin de la neutralité militaire finlandaise serait une "erreur"
  • La Russie a cessé de fournir de l'électricité à la Finlande
  • Des combats intenses dans le Donbass
  • Appel à la rescousse des défenseurs de Marioupol
  • Le podcast quotidien de Radio France, "Guerre en Ukraine", est à écouter ici 

La situation sur le front militaire

Les combats se poursuivent dans le Donbass

Des combats particulièrement intenses sévissent dans la région du Donbass (est de l'Ukraine), sur laquelle Moscou se concentre sans avancée significative. Un responsable américain de la Défense, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a confirmé que l'activité russe la plus importante actuellement se déroulait dans le Donbass.

Fin mars, quelques semaines après son invasion de l'Ukraine le 24 février, la Russie s'était retirée de la région de la capitale, changeant de "cible prioritaire" pour tenter de prendre le contrôle de l'est de l'Ukraine.

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- © Visactu - -

L'Ukraine poursuit sa contre-offensive sur la ligne de front 

Les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive près de la ville d'Izioum, pour l'heure tenue par les Russes. Le succès d'une telle opération constituerait un sérieux revers pour Moscou dans la bataille pour le Donbass. "L'ennemi recule sur certains fronts et c'est la marque de la force de caractère de nos forces armées", s'est félicité le gouverneur régional Oleh Sinegoubov.

"Libération progressive" de Kharkiv

"La libération progressive de la région de Kharkiv prouve que nous ne laisserons personne à l’ennemi ", a relevé vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien. Et de préciser : "À la date d’aujourd’hui, 1015 localités ont été libérées, soit six de plus dans les dernières 24 heures ".

Négociations pour évacuer les derniers résistants de Marioupol 

Des négociations "très difficiles" se déroulent sur le sort des derniers défenseurs de la stratégique ville portuaire de Marioupol pour l'évacuation de soldats ukrainiens, grièvement blessés, qui se trouvent dans les sous-sols de l'aciérie Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol, assiégée par les forces russes.

Les efforts internationaux se sont révélés infructueux jusqu'à présent pour sauver ces soldats ukrainiens défendant cette ville à 90% détruite par les bombardements russes.

La situation diplomatique et les réactions internationales

Le G7 veut des sanctions supplémentaires contre la Russie

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont promis samedi "d'élargir les sanctions" économiques visant Moscou pour son invasion de l'Ukraine à "des secteurs dont la Russie est particulièrement dépendante" tout en exhortant la Chine à "ne pas saper" ces mesures. 

Les sept grandes puissances économiques veulent "accélérer les efforts" pour "mettre un terme à la dépendance à l'énergie russe", selon le communiqué publié au terme d'une réunion de trois jours dans le nord de l'Allemagne. Ils "appellent la Chine de ne pas soutenir la Russie dans l'attaque" de l'Ukraine.

Autre déclaration : le G7 ne "reconnaîtra jamais" les frontières que la Russie veut imposer par la force avec sa guerre en Ukraine.

La Finlande s'est entretenue avec Vladimir Poutine au sujet de l'OTAN

La fin de la neutralité militaire de la Finlande serait une "erreur", a estimé le président russe Vladimir Poutine lors d'un entretien téléphonique avec son homologue finlandais Sauli Niinistö, selon un communiqué du Kremlin. L'annonce de la candidature d'Helsinki pour l'adhésion à l'Otan, vue d'un très mauvais oeil par Moscou, est attendue dimanche. Mais "un tel changement de l'orientation politique du pays peut avoir un impact négatif sur les relations russo-finlandaises", indique le communiqué. 

La Suède devrait rapidement suivre cet exemple et plusieurs sources au sein de l'Otan s'attendent à voir les deux pays nordiques demander d'intégrer l'Alliance dans les jours qui viennent et obtenir rapidement le statut de pays membre.

Ankara ne ferme pas la porte à l'entrée de la Suède et la Finlande dans l'Otan

La Turquie a apporté ce samedi des précisions sur sa position vis-à-vis de l'entrée dans l'Otan de la Finlande et de la Suède. Ankara affirme ne pas avoir fermée la porte mais souhaite des négociations avec les deux Etats nordiques. Elle demande notamment à Stockholm de réprimer les activités du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur son territoire, a déclaré un conseiller de la présidence turque à l'agence Reuters. "C'est pour la Turquie une question de sécurité nationale", a indiqué Ibrahim Kalin. 

La Turquie, en tant que membre de l'Otan, pourrait bloquer l'adhésion des deux pays à l'Alliance atlantique, qui nécessite l'unanimité. Le chef de la diplomatie finlandaise s'est dit ce samedi confiant dans la possibilité de s'entendre avec la Turquie.

Moscou dénonce une "guerre hybride totale" menée par l'Occident

Dans un discours, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a dénoncé les multiples sanctions imposées par l'Occident contre Moscou et s'est efforcé de présenter la Russie comme la cible, et non l'auteur, de l'agression. "Collectivement, l'Occident a déclaré une guerre hybride totale contre nous et il est difficile de prédire combien de temps tout cela va durer, mais il est clair que les conséquences seront ressenties par tout le monde, sans exception", a-t-il déclaré. "Nous avons tout fait pour éviter un affrontement direct - mais maintenant que le défi a été lancé, nous l'acceptons bien sûr."

Kiev gagnera la guerre "avant la fin de l'année", prédit le chef du renseignement militaire ukrainien

La guerre en Ukraine connaîtra un "tournant" en août et la Russie sera défaite "avant la fin de l'année", a prédit le chef du renseignement militaire ukrainien, assurant que Kiev parviendrait à reconquérir l'ensemble de son territoire. La victoire ne sera "pas facile", mais "elle arrivera", a déclaré Kyrylo Boudanov dans un entretien à la chaîne britannique Sky News publié vendredi soir, où il apparaît serein et se dit "optimiste" au vu de l'évolution actuelle du conflit.

Selon M. Boudanov, l'armée russe "subit de lourdes pertes en hommes et en armements", notamment car l'Ukraine connaît "tout" d'elle, y compris ses plans militaires.

Kyrylo Boudanov a également affirmé que le président russe Vladimir Poutine était "dans un très mauvais état physique et psychologique", assurant qu'il était "très malade" et qu'il souffrait de "plusieurs maladies en même temps, dont un cancer". En avril, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait qualifié d'"invention et de mensonge" les publications dans des médias étrangers selon lesquelles Vladimir Poutine serait atteint de cancer.

La situation humanitaire et la solidarité avec les Ukrainiens

Près de 16.000 élèves ukrainiens scolarisés en France 

Près de 16.000 élèves, 15.913 très exactement, arrivé d'Ukraine sont actuellement scolarisés sur le territoire français, annonce le ministère de l'Éducation nationale. C'est 3.014 de plus qu'il y a une semaine. Dans le détail, 39% de ces élèves sont accueillis en élémentaire, 32% au collège, 19% en maternelle et 10% au lycée.

La carte du nombre d'élèves ukrainiens accueillis en France.
La carte du nombre d'élèves ukrainiens accueillis en France. - Ministère de l'Education nationale

Plus de six millions de réfugiés ont quitté l'Ukraine

Plus de six millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis le début de l'invasion par l'armée russe le 24 février, a indiqué jeudi le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. A la date du 11 mai, 6.029.705 Ukrainiens avaient cherché refuge d'abord dans les pays limitrophes avant de souvent poursuivre leur odyssée, selon le site dédié du HCR. La Pologne accueille de très loin le plus grand nombre de réfugiés (3.272.943 au 11 mai).

Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans, susceptibles d'être mobilisés, n'ayant pas le droit de partir.

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