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International

Hong Kong : les vols ont repris à l'aéroport, la Chine dénonce les actes "quasi-terroristes" des manifestants

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Par , France Bleu

Les vols ont repris ce mercredi à l'aéroport de Hong Kong, après des heurts entre manifestants pro-démocratie et et les forces de l'ordre les deux jours précédents, qui avaient entraîné l'annulation de centaines de vols. Le conflit se durcit sur le territoire.

Les vols ont reprise ce mercredi à l'aéroport de Hong Kong.
Les vols ont reprise ce mercredi à l'aéroport de Hong Kong. © Maxppp - MIGUEL CANDELA

Les activités ont repris ce mercredi matin à l'aéroport de Hong Kong, avec la programmation de plusieurs centaines de vols qui avaient été annulés les deux jours précédents en raison de heurts sur le site entre forces de l'ordre et manifestants, Une trentaine de manifestants se trouvaient encore à l'aéroport mercredi en début de matinée, selon l'agence Reuters, alors que le personnel du site s'affairait à nettoyer les lieux et que les comptoirs d'enregistrement rouvraient, devant des files d'attente. 

La Chine accuse les manifestants de "quasi-terorrisme"

La Chine a encore durci le ton ce mercredi à l'encontre des manifestants pro-démocratie, alors que deux Chinois ont été passés à tabac à l'aéroport, des actes qualifiés de "quasi-terroristes" par Pékin. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes quasi-terroristes", a déclaré dans un communiqué Xu Luying, porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois. Dans un éditorial sous forme de nouvel avertissement adressé aux manifestants, le Quotidien du Peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, écrit mercredi que recourir à "l'épée  de la loi pour mettre fin à la violence et rétablir l'ordre est incontestablement la tâche la plus importante et urgente pour Hong Kong". Lundi, la Chine estimait déjà que la crise avait atteint un "stade critique" et employait pour la première fois le terme de "terrorisme"

Du gaz poivre contre les manifestants 

Mardi soir, alors que des manifestants bloquaient l'aéroport, un homme, soupçonné d'être un espion à la solde de Pékin, a été attaché à un chariot à bagages puis frappé par un petit groupe. Il a ensuite été évacué en ambulance. Le Global Times, quotidien officiel chinois en langue anglaise, a indiqué qu'il s'agissait d'un de ses journalistes.
Lors d'un autre incident, un homme dénoncé par un groupe de manifestants comme étant un policier infiltré a été pris à partie. Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz poivre au moment où elles tentaient de l'évacuer, leur fourgon s'étant retrouvé bloqué par quelques centaines de manifestants. 

Selon Trump, l'armée chinoise à la frontière avec Hong Kong 

A Washington, Donald Trump a déclaré mardi que, selon le renseignement américain, le gouvernement chinois massait des troupes à la frontière de la région administration spéciale. Il n'a pas précisé s'il faisait référence à de récents mouvements de troupes près de la frontière ou à des mouvements dont la presse s'était déjà fait l'écho. 

Plus de 600 arrestations depuis le début du mouvement 

La police a indiqué avoir placé cinq personnes en détention suite aux derniers heurts en date, portant le nombre total d'arrestations depuis juin à plus de 600. La direction de l'aéroport de Hong Kong a dit mercredi avoir reçu une injonction l'autorisant provisoirement à empêcher quiconque de faire obstruction aux services du site. Les contestataires sont autorités à manifester seulement dans les zones prévues à cet effet, a-t-elle précisé.

Le mouvement de contestation, né en avril du rejet d'un projet de loi qui aurait permis l'extradition de suspects vers la Chine continentale, s'est élargi depuis le mois de juin à des
revendications plus larges, dont la démission de la cheffe du gouvernement local Carrie Lam et la protection des libertés et de l'autonomie dont jouit l'ancienne colonie britannique depuis
sa rétrocession à la Chine en 1997. 

De nombreux Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule "un pays, deux systèmes", est aujourd'hui menacé par l'emprise croissante qu'exerce le gouvernement central chinois. Les manifestants demandent aussi une enquête indépendante sur la réponse des autorités, et notamment sur les violences policières.