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"Il ne peut pas y avoir en France de camps" de migrants estime François Hollande

Par Mikaël Roparz, France Bleu Touraine et France Bleu samedi 24 septembre 2016 à 14:06 Mis à jour le samedi 24 septembre 2016 à 19:05

François Hollande à Tours
François Hollande à Tours © AFP - GUILLAUME SOUVANT

Le camp de migrants de Calais sera effectivement "entièrement" démantelé, a promis samedi François Hollande lors d'une visite dans un des 140 centres d'accueil et d'orientation (CAO) de réfugiés, installé dans une résidence universitaire de Tours.

La France ne sera pas un pays "où on trouvera des campements" de migrants, a assuré samedi François Hollande en réplique aux critiques de la droite sur les risques d'une multiplication de "mini Calais" après le démantèlement annoncé de la "Jungle" de Calais.

"Notre volonté c'est de démanteler Calais entièrement et de pouvoir avoir des centres d'accueil et d'orientation (CAO) répartis sur l'ensemble du territoire", a affirmé le chef de l'Etat lors d'une visite dans un de ces centres, installé dans une résidence universitaire de Tours, à deux jours de son déplacement à Calais.

Au CAO de Tours, François Hollande a dit avoir recueilli le témoignage de réfugiés passés par Calais, où ils ont vécu "dans des conditions extrêmement difficiles", indignes et également inacceptable pour les Calaisiens, a-t-il dit.

A la recherche de 9.000 places

"Il était donc important que nous puissions, à ceux qui relèvent du droit d'asile, proposer une solution pour qu'ils ne soient pas dans ces conditions", a-t-il poursuivi. Il a estimé que les "campements" comme celui de Calais avait trop longtemps été une "solution de facilité". "Il ne peut pas y avoir en France de camp. Et donc ceux qui demandeurs d'asile à Calais seront (répartis) dans ces structures", a ajouté François Hollande. "Au cours des prochaines semaines, ce sera fait."

Selon les associations d'aide aux réfugiés, plus de 10.000 migrants vivent aujourd'hui dans la "jungle" de Calais, d'où nombre d'entre eux tentent quotidiennement de passer en Grande-Bretagne par le tunnel sous la Manche.

Bernard Cazeneuve a annoncé le 14 septembre que le gouvernement était à la recherche de 9.000 places.

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