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Proche-Orient : les affrontements se poursuivent, des manifestations pro-palestiniennes interdites en France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les affrontements se poursuivent au Proche-Orient ce vendredi. Depuis lundi plus de 100 personnes ont été tuées côté palestinien, neuf côté israélien, et des centaines blessées selon les derniers bilans officiels. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU est prévue dimanche.

L'escalade militaire opposant le Hamas et Israël a fait plus de 100 morts côté palestinien, un dizaine côté israélien selon les chiffres officiels publiés le 13 mai 2021.
L'escalade militaire opposant le Hamas et Israël a fait plus de 100 morts côté palestinien, un dizaine côté israélien selon les chiffres officiels publiés le 13 mai 2021. © AFP - MAJDI FATHI / NurPhoto

Les bombardements et échanges de tirs continuent de s'intensifier au Proche-Orient. Israël pilonne ce vendredi la bande de Gaza, enclave palestinienne densément peuplée, avec des frappes aériennes et des tirs d'artillerie. De son côté le Hamas a tiré des centaines de roquettes vers Israël, dans la nuit de jeudi à vendredi. Depuis le début de cette nouvelle escalade militaire, lundi, plus d'une centaine de personnes ont été tuées et des centaines blessées de part et d'autre.

Les affrontements en cours ont été déclenchés après un barrage de roquettes du Hamas tirées vers Israël en "solidarité" avec les plus de 700 Palestiniens blessés dans des heurts en fin de semaine dernière et lundi avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, secteur palestinien illégalement occupé par Israël depuis 1967 selon l'ONU. Ces heurts sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam, avaient suivi plusieurs jours de vives tensions et de heurts à Jérusalem-Est, dus principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes d'un quartier de la Ville sainte au profit de colons juifs. 

Une centaine de morts et un millier de blessés

119 Palestiniens, dont 31 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et 830 personnes ont été blessées depuis le début de ce nouveau conflit armé, selon un dernier bilan du ministère local de la Santé. Dix Palestiniens ont aussi été tués en Cisjordanie vendredi dans des heurts avec l'armée israélienne lors de manifestations ayant dégénéré en affrontements dans plusieurs villes. Environ 150 personnes ont été blessées.

En Israël, où le bouclier antimissile "Dôme de fer" a intercepté environ 90% des quelque 1.800 roquettes tirées cette semaine depuis Gaza, neuf personnes sont mortes et des centaines de blessés.

Par ailleurs, un manifestant libanais a été tué par des tirs israéliens lors d'un rassemblement près de la frontière avec Israël, a indiqué l'agence nationale d'information (ANI). Un autre Libanais a été blessé durant ce rassemblement pour protester contre les raids israéliens sur Gaza.

Chars et véhicules blindés le long de la bande de Gaza

L'armée israélienne a massé jeudi chars et véhicules blindés le long du territoire palestinien, d'où les troupes israéliennes s'étaient retirées unilatéralement en 2005. Le ministère de la Défense a donné le feu vert à l'armée pour mobiliser au besoin des milliers de réservistes.

Peu après minuit, le porte-parole de l'armée avait annoncé que des soldats israéliens étaient désormais dans le territoire de Gaza, avant de revenir sur ses propos en évoquant "un problème de communication interne". Et pour ajouter à la confusion, trois roquettes ont été tirées jeudi soir du Liban vers Israël mais sont tombées en Méditerranée, selon l'armée. D'après une source militaire libanaise, les projectiles ont été tirés d'un secteur proche d'un camp de réfugiés palestiniens.

Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, l'armée israélienne a multiplié les bombardements "pour infliger des dommages sévères aux tunnels" qui permettent aux combattants et dirigeants du Hamas, qui a tiré des centaines de roquettes vers Israël, de circuler à travers la bande de Gaza à l'abri des caméras de l'État hébreu, voire de traverser côté israélien pour tenter par exemple d'y prendre des otages, a-t-elle indiqué vendredi. Face aux tirs d'artillerie de chars massés le long de l'enclave sous blocus israélien et ceinte d'une épaisse barrière hypersécurisée, des centaines de Gazaouis ont quitté leur maison, ont indiqué des témoins.

Émeutes urbaines

Le conflit est doublé d'une escalade entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes d'Israël, un niveau de violence jamais atteint depuis des décennies selon la police israélienne. Près de 1.000 membres de la police aux frontières ont été appelés en renfort dans ces villes, théâtres d'émeutes depuis mardi avec des heurts et des échanges de coups de feu, et plus de 400 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées ces trois derniers jours. 

Jeudi soir, un homme a ouvert le feu à l'arme semi-automatique sur un groupe de Juifs, blessant une personne à Lod, près de Tel-Aviv, selon un témoin et la police qui a fait état dans la soirée d'une synagogue incendiée et de 43 arrestations. Des groupes israéliens d'extrême droite ont affronté dans des villes les forces de sécurité et des Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël en 1948. 

Des manifestations pro-palestiniennes interdites en France

En France, des manifestations en soutien au peuple palestinien sont prévues dans plusieurs villes de France durant le week-end. Rassemblement interdit à Paris en raison du risque de "troubles graves à l'ordre public" justifie le gouvernement. Un recours a été déposé devant le tribunal administratif pour contester cette interdiction. Il doit se prononcer ce samedi matin.

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Gérer mes choix

Ce vendredi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a prévenu que "quelle que soit la décision du tribunal, de très nombreux policiers et gendarmes seront mobilisés à Paris" samedi. Le ministre a par ailleurs indiqué que les manifestations prévues à Strasbourg et Marseille seraient interdites. Même chose à Dijon. Les "préfets de la République sont responsables de l'ordre public dans leur département" et ils basent "les interdictions de manifester sur des renseignements", a défendu le ministre de l'Intérieur. "Mais s'il n'y avait pas de renseignements comme quoi cette manifestation serait violente ou serait antisémite, en l'occurrence, pouvoir manifester est un droit, quelles que soient ses opinions dans la République". 

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU dimanche

Face à l'intensification du conflit entre Israël et le Hamas, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir dimanche une réunion virtuelle publique sur le conflit. Des représentants d'Israël et des Palestiniens devraient y participer, de même que l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, qui avait dit craindre cette semaine que cette escalade mène à une "guerre à grande échelle". 

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