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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Je n'envisage pas de quitter la ville ou la Chine", dit un jeune entrepreneur limougeaud installé à Wuhan

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Par , France Bleu Limousin

Propriétaire d'un bar à Wuhan, au centre de la Chine, Quentin Bontemps a du le fermer comme tous les commerces, face au risque de contamination au coronavirus. Le jeune homme venu de Limoges, ne sort que pour se ravitailler et voir ses amis français, dans le même immeuble. Mais se dit confiant.

Des rues vides ou presque à Wuhan, point névralgique de l'épidémie.
Des rues vides ou presque à Wuhan, point névralgique de l'épidémie. © Maxppp - ©Cheng Min / Xinhua News Agency/Newscom

C'est la ville où le coronavirus est apparu, au centre de la Chine. Et plusieurs centaines d'expatriés français y vivent. Lundi, le gouvernement français a annoncé une opération de rapatriement aérien pour ceux qui souhaitent quitter Wuhan et la Chine. Mais Quentin Bontemps préfère rester sur place. Ce jeune entrepreneur originaire de Limoges était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15, avec Françoise Pain, pour nous raconter son quotidien par temps d'épidémie. 

"C'est un peu triste à vivre", résume le trentenaire, qui possède un bar à Wuhan. Son établissement est fermé d'office comme tous les commerces ou presque, alors que d'ordinaire, "la ville est toujours en effervescence". Désormais, "on essaie de sortir le moins possible, juste pour faire les courses, et on met un masque", résume-t-il, "je ne vois que mes amis français, qui habitent le même immeuble, donc je prends juste l'ascenseur !"

"Je vais avoir 30 ans, je suis en bonne santé, donc pas trop inquiet...

"Si j'étais salarié de Carrefour ou Décathlon, je rentrerais peut-être", reconnaît Quentin Bontemps, "mais je suis responsable de mon commerce". Et surtout il s'avoue assez confiant face à cette épidémie de coronavirus. "C'est une maladie très contagieuse, certes, potentiellement mortelle, mais beaucoup moins dangereuse que le SRAS ou Ebola", explique le jeune homme. Qui n'envisage donc pas pour l'instant de quitter la ville ou le pays. 

"... ou alors pour mon bar !

Une décontraction qui s'explique : "je vais avoir 30 ans, je suis célibataire, en bonne santé, donc je ne suis pas trop inquiet". Même ses parents, médecins à Limoges, le rassurent et le consulat de France a précisé que les médecins français restaient pour le moment à Wuhan. "Mes plus grosses inquiétudes concernent plutôt mon business", avoue Quentin Bontemps. Il estime le manque à gagner oscille entre 1.500 et 3.000 euros par jour. "Si courant février, on nous dit qu'on peut rouvrir, ça ira", dit-il, "mais on ne sais pas si les gens vont avoir envie de sortir à nouveau".

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