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International

"Je ne veux plus continuer à vivre" : un Australien de 104 ans médiatise sa "mort volontaire assistée" en Suisse

jeudi 10 mai 2018 à 14:24 - Mis à jour le jeudi 10 mai 2018 à 17:13 Par Thibaut Lehut, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

David Goodall, scientifique australien de 104 ans, s'est donné la mort par suicide assisté ce jeudi. Pour ce faire, il s'est rendu en Suisse où il a tenu mercredi soir une conférence de presse.

David Goodall, la veille de sa mort, face aux journalistes à Bâle.
David Goodall, la veille de sa mort, face aux journalistes à Bâle. © Maxppp -

"Je suis heureux d'avoir la chance demain d'en finir", s'était réjoui réjoui mercredi soir David Goodall depuis Bâle, où il était arrivé pour mourir. Ce scientifique australien avait en effet décidé de mettre un terme à ses jours en profitant de la législation en vigueur en Suisse, et avait tenu à rencontrer la presse avant de passer à l'acte, ce jeudi.

Un départ sous forme "d'Hymne à la joie"

Âgé de 104 ans, David Goodall ne souffrait d'aucune maladie en phase terminale, mais jugeait que sa qualité de vie s'était détériorée et qu'il était temps de partir. "Je ne veux plus continuer à vivre", avait-il expliqué aux journalistes jeudi, au cours d'une conférence de presse durant laquelle il s'était montré joyeux.

Interrogé sur la musique qu'il souhaitait peut-être entendre pendant ses derniers instants, il avait répondu qu'il n'y avait pas réfléchi. "Mais si je devais choisir quelque chose, je pense que ce serait le dernier mouvement de la 9e symphonie de Beethoven", avait-t-il ajouté, avant de chanter d'une voix forte un extrait de l'Hymne à la joie, en allemand, salué par des applaudissements (voir vidéo ci-dessous).

"Libérer les personnes âgées de la nécessité de poursuivre leur vie"

David Goodal souhaitait médiatiser sa démarche car il n'avait pas été autorisé à se donner la mort avec une assistance en Australie. Il a donc été forcé de voyager jusqu'en Suisse. "J'aimerais bien qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a contribué à libérer les personnes âgées de la nécessité de poursuivre leur vie à tout prix", avait-t-il confié jeudi, espérant que l'intérêt suscité dans les médias par son cas aura pour effet de pousser l'Australie et d'autres pays à revoir leur législation.

Le scientifique, chercheur associé honoraire à l'Université Edith Cowan de Perth, avait tenté de se suicider au début de l'année, en vain. Il a cette fois-ci pu disposer d'un appartement où il a été entouré de ses petits-enfants et d'un ami jusqu'à ses derniers instants. "Il s'est éteint paisiblement d'une injection de Nembuta (barbituriques)", a tweeté le docteur qui l'avait aidé à organiser son départ.

"On veut être libre quand on veut choisir de mourir et à mon âge, ce qu'on veut, c'est être libre, conserver la capacité de choisir son sort". Le témoignage de David Goodall :

Une législation en inadéquation avec la situation de David

L'aide au suicide était illégale en Australie, jusqu'à ce que l'Etat de Victoria légalise l'année dernière la mort assistée. Mais cette législation,  qui ne rentrera en vigueur qu'en juin 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois. 

En Suisse, toute personne en bonne santé mentale et qui a depuis un certain temps exprimé le souhait constant de mettre un terme à sa vie, peut demander ce qu'on appelle la mort volontaire assistée, ou MVA.

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