International

L'Arménie commémore les 100 ans du génocide

Par Marina Cabiten, France Bleu vendredi 24 avril 2015 à 8:16 Mis à jour le vendredi 24 avril 2015 à 14:52

François Hollande à Erevan pour les 100 ans du génocide arménien
François Hollande à Erevan pour les 100 ans du génocide arménien © MaxPPP

François Hollande s'est rendu vendredi à Erevan pour les commémorations du centenaire du génocide arménien, perpétré par les Turcs ottomans. La Turquie rejette toujours le terme de génocide.

L'Arménie a commémoré vendredi le 100e anniversaire des massacres de 1915 où des centaines de milliers d'Arméniens ont été tués par les Turcs de l'Empire ottoman. Cent ans après les massacres qui ont fait jusqu'à 1,5 million de morts dans la communauté arménienne, la qualification des événements reste l'objet d'un affrontement entre la Turquie, qui refuse de parler de génocide, et les pays, Arménie en tête, pour lesquels les massacres qui se sont déroulés de 1915 à 1918 constituent le premier génocide du XXe siècle.   

Main tendue d'Erevan à Ankara

La Turquie admet qu'un grand nombre de chrétiens arméniens sont morts dans des affrontements qui ont éclaté en avril 1915 mais conteste qu'il y ait eu des centaines de milliers de morts. Recep Tayyip Erdogan, président turc, a reconnu vendredi "partager la douleur" des Arméniens mais la veille encore, il réfutait la qualification de génocide.   

Mercredi, Serge Sarkissian son homologue arménien a tendu la main à Ankara en se déclarant prêt à relancer sans condition la réconciliation avec la Turquie, deux mois après avoir suspendu l'examen au Parlement d'un accord conclu entre les deux voisins.   

Appel de François Hollande à l'apaisement 

Plusieurs dizaines de délégations ont assisté à la cérémonie organisée vendredi à Erevan, au mémorial du génocide dressé sur une colline, en présence de François Hollande, de Vladimir Poutine et de leurs homologues chypriote et serbe. Le président français a souhaité que cette commémoration ouvre la voie à l'apaisement et la réconciliation."Commémorer un génocide n'est pas rouvrir un procès" , a-t-il dit. "C'est reconnaître une tragédie qui, par son ampleur, a frappé l'humanité toute entière (...) Le centenaire du génocide arménien c'est un appel à la paix et à la réconciliation."