Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

L'Europe dresse officiellement une liste noire des paradis fiscaux

mardi 5 décembre 2017 à 17:06 Par Marina Cabiten, France Bleu

Les ministres des Finances de l'Union européenne, réunis mardi à Bruxelles, ont adopté une liste noire de 17 pays considérés comme des paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières, une première pour l'Union. Ces États s'exposent théoriquement à des sanctions.

Bruno Le Maire et Jean-Claude Juncker
Bruno Le Maire et Jean-Claude Juncker © AFP - JOHN THYS

"Nous avons adopté aujourd'hui au niveau de l'UE une liste d'Etats qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l'évasion fiscale. Cette liste qui est une liste noire comprend 17 États", a annoncé mardi à Bruxelles le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

17 pays en noir, 47 autres en gris

Selon une source européenne, les 17 pays qui figurent sur la liste noire sont les suivants : Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad et Tobago et la Tunisie.

"Et il y a 47 pays sur une liste grise", a ajouté le ministre français, des pays qui ont pris des engagements mais sont suivis de près selon lui. Le Maroc et le Cap Vert auraient pu se retrouver sur la liste noire, mais après des discussions en matinée, ils sont sur la liste grise, a précisé la source européenne. Ils avaient envoyé des engagements très récemment. La Suisse s'y trouve aussi, selon cette même source. Jusqu'au tout dernier moment, la liste de l'Union européenne, très attendue après les scandales récents qui ont révélé différents systèmes d'évasion fiscale, a fait l'objet de tractations entre les Etats membres. Car, conformément aux règles européennes sur les questions fiscales, les 28 doivent s'entendre à l'unanimité.

Des sanctions promises mais non actées

"Le principe des sanctions est acquis", a assuré Bruno Le Maire, "c'est aussi une question de crédibilité pour l'Union européenne", a-t-il insisté. Les 28 de l'UE ont en effet du mal à s'accorder sur la question : un premier bloc composé, outre la France et la Commission européenne, de la Belgique, l'Autriche, l'Allemagne, la Roumanie, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Slovénie, prône des sanctions dures. Un autre bloc (Luxembourg, Royaume-uni, Malte, Suède, Irlande, Pays-Bas, Lituanie, Finlande et Grèce) plaide pour des sanctions plus souples, qui passeraient surtout par une surveillance accrue des Etats épinglés.

La liste noire doit être régulièrement actualisée.