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International

L'Europe et les migrants : qu'est-ce qui bloque ?

lundi 25 juin 2018 à 19:26 Par Nicolas Balu, France Bleu

Même si la crise des migrants est moins aiguë qu'en 2014, l'Europe reste en crise et divisée sur le sujet. Le Conseil européen des 28 et 29 juin ne devrait pas déboucher sur une solution globale. Aujourd'hui, quelles sont les propositions qui séparent ou rapprochent les Européens ?

Migrants secourus par l'association allemande Lifeline
Migrants secourus par l'association allemande Lifeline © Maxppp - inconnu

Ce qui divise c'est l'idée même d'accueil

Certains pays, pour des raisons culturelles ou politiques, les pays du groupe de Visegrad" pratiquent la politiques du "zéro migrant". Il s'agit de la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la République Tchèque.  L'Autriche, qui prendra la présidence de l'Union Européenne le 1er juillet s'est rapprochée de ce groupe. 

Le "non" du groupe de Visegrad a pour conséquence de bloquer toute réforme du fameux règlement de Dublin. Pour eux, quelque soit son parcours, un migrant ne peut demander l'asile qu'au premier pays qu'il a accueilli.  Au contraire, l'Italie, elle, veut une répartition systématique des migrants.

Renforcer les frontières de l'Europe mais comment ?

Oui au renforcement de l'Agence de garde Côtes Frontex. Tout le monde est d'accord. Mais là ou la France, par exemple voudrait que les agents de Frontex participent également à l'identification des migrants dans les "centres d'accueil", l'Italie voudrait surtout que Frontex ait la compétence de raccompagner directement les migrants à leur point de départ méditerranéen.

Le retour des centres fermés

Les centres fermés pour gérer les migrants sont évoqués également. Mais de plusieurs façons différentes.  

Pour la France et l'Espagne, la solution serait de multiplier des centres fermés à l'arrivée des migrants sur le sol européen ou à l'extérieur  des frontières européennes dans des pays dits "sûrs", l'important étant que ce soit du personnel européen qui les prennent en charge. C'est lui qui détermine s'il faut donner suite à une demande ou expulser. Les centres sont fermés donc les migrants ne pourraient pas disparaître.

Autre modèle évoqué par Berlin et Paris, les "hots spots" sur les pays de passage par exemple au Niger. Ce sont des centres d'enregistrement.  En échange d'une aide financière, le Niger gère ces centres chargés d'informer, de décourager ou de donner suite à une demande. Les Italiens veulent encourager la gestion a l'extérieur de l'Europe, le ministre de l'intérieur Matteo Salvini demande l'ouverture de hot spot dans le sud de la Libye.

En revanche l'idée du Danemark et de l'Autriche est considérée comme contraire aux valeurs européennes : Des centres en dehors d'Europe destinés à cloitrer les déboutés du droits d'asile ou les naufragés. 

De manière plus générale l'idée de coopération avec les pays de départ semble gagner du terrain.

Les discussions ne s'arrêteront pas à la fin de la semaine 

Les participants au mini-sommet de dimanche ont décidé de poursuivre les discussions  en juillet sur l'harmonisation du droit d'asile ou Frontex ou encore la création d'une Agence Européenne des Migrations.

Mais compte tenu de considérations de politique intérieure (en Allemagne notamment) le durcissement des discours et les actes devraient se poursuivre.