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Carlos Diaz : "52% des fondateurs de start-up de la Silicon Valley ne sont pas nés aux Etats-Unis !"

Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin mardi 31 janvier 2017 à 10:04

Carlos Diaz est installé dans la Silicon Valley depuis 7 ans
Carlos Diaz est installé dans la Silicon Valley depuis 7 ans - @carlosdiaz - whatsapp

L'entrepreneur limougeaud, Carlos Diaz, installé à San Francisco, se réjouit de la mobilisation des Américains contre le décret anti-immigration de Donald Trump. Une politique perçue comme encore plus absurde dans la Silicon Valley, où travaillent de nombreux étrangers.

Le décret anti-immigration du président américain Donald Trump fait beaucoup réagir à travers le monde. Même la Sillicon Valley, cette région de Californie à la pointe de la technologie, monte au créneau. Plusieurs PDG ont décidé de s'exprimer, et la mobilisation a été une bonne surprise pour Carlos Diaz, qui vient juste de rentrer à San Francisco après un séjour en France. Le Limougeaud, qui a créé sa start-up en Californie, où il vit depuis 7 ans, était l'invité de France Bleu Limousin ce mardi matin à 8h20.

La mobilisation est impressionnante contre le décret anti-immigration de Trump"

"La mobilisation est impressionnante", nous a confié Carlos Diaz, d'autant plus que "les gens aux Etats-Unis n'ont pas l'habitude de manifester comme en France !". Une mobilisation qui le réjouit, car "c'est vrai que l'administration Trump nous gâte..." Lui-même n'est pas concerné par le décret Trump et rien que le fait de se poser la question lui paraît vertigineux :

Tout le monde est touché, car plus de la moité des fondateurs de start-up dans la Sillicon Valley ne sont pas nés aux Etats-Unis.

Dans la Silicon Valley, qui est "en avance sur le plan technologique, mais aussi sur le plan sociétal", note Carlos Diaz, on a le sentiment d'un retour en arrière, "Barack Obama y était très apprécié" et on a compris que les choses n'étaient pas irréversibles. Pour l'entrepreneur, l'élection de Trump est aussi "une défaite de la classe politique : les gens ont voulu quelqu'un qui tient bon, qui tient ses promesses, et il les tient, malheureusement avec un programme très dangereux. J'ai peur qu'on ait la même surprise en France. J'espère qu'on ne sombrera pas dans le même obscurantisme", conclut-il.

Réécoutez et podcastez l'invité de 8h20 sur le site et l'application mobile France Bleu.