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International

Lafarge en Syrie : le cimentier reste mis en examen mais plus pour "complicité de crimes contre l'humanité"

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Par , France Bleu

La cour d'appel de Paris a annulé jeudi la mise en examen pour "complicité de crimes contre l'humanité" de Lafarge, accusé d'avoir financé des groupes terroristes en Syrie, pour maintenir l'activité d'une de ses usines. Mais le cimentier reste notamment poursuivi pour "financement du terrorisme".

La filiale syrienne de Lafarge, à Jalabiya, le 19 février 2018
La filiale syrienne de Lafarge, à Jalabiya, le 19 février 2018 © AFP - Delil souleiman

La cour d'appel de Paris a annulé les poursuites à l'encontre de Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité". En revanche, le cimentier français reste mis en examen pour "financement du terrorisme", "violation de l'embargo" et "mise en danger" de la vie de ces salariés de son usine de Jalabiya, en Syrie, en 2013-2014.

Lafarge est accusé d'avoir financé des groupes terroristes en Syrie, dont l'organisation État islamique, pour maintenir son activité.

Des ONG se pourvoient en cassation

La mise en examen pour "complicité de crimes contre l'humanité" du groupe français, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, avait suscité de vives réactions dans le monde économique. 

"La chambre de l'instruction a fait le même constat que nous, à savoir qu'il n'existe pas d'éléments justifiant la mise en examen de Lafarge SA pour ce crime", se sont félicités les avocats du groupe cimentier, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain. "La cour reconnait que Lafarge n'a jamais participé ni de près ni de loin à un crime contre l'humanité" et "corrigé une décision totalement infondée" des juges d'instruction des pôles financier et antiterroriste du tribunal de Paris, ont-ils ajouté.

Les associations Sherpa et le European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) se pourvoient en cassation pour réclamer le maintien de la mise en examen de Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité".

Huit cadres mis en examen

Dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en 2017 après des plaintes de plusieurs associations et du ministère de l'Economie, huit cadres de Lafarge au total été mis en examen, pour "financement d'une entreprise terroriste" et/ou "mise en danger".

Parmi eux, l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont.

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