International

Le journaliste Loup Bureau de retour en France, "très soulagé" après 51 jours de détention en Turquie

Par Valérie Massip et Olivier Uguen, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Loire Océan et France Bleu dimanche 17 septembre 2017 à 9:00 Mis à jour le dimanche 17 septembre 2017 à 12:50

Le journaliste Loup Bureau s'adresse à la presse à son arrivée à Roissy après 51 jours de détention en Turquie
Le journaliste Loup Bureau s'adresse à la presse à son arrivée à Roissy après 51 jours de détention en Turquie © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

VIDÉO - Loup Bureau est arrivé en France. Son avion a atterri à l'aéroport de Roissy peu avant 9h ce dimanche. Le journaliste français a passé 51 jours en prison en Turquie. Il s'est dit "très soulagé d'être revenu". "Je n'ai pas été maltraité physiquement mais il y a eu des menaces".

Le journaliste français Loup Bureau est arrivé ce dimanche matin à l'aéroport de Roissy. Son avion en provenance d'Istanbul a atterri peu avant 9h. Le reporter de 27 ans a passé 51 jours en détention en Turquie. Il avait été interpellé le 26 juillet après la découverte de photos de lui en compagnie de combattants kurdes et accusé par les autorités kurdes d'appartenance à "une organisation terroriste armée".

"Je suis très fatigué mais très content d'être là"

Loup Bureau s'est dit "très soulagé d'être revenu" en France et "très fatigué", dans ses premières déclarations à la presse, après avoir retrouvé ses proches, des membres de son comité de soutien et la ministre de la Culture dans le pavillon d'honneur de l'aéroport. "Je suis très fatigué mais très content d'être là", a-t-il dit, ajoutant qu'il avait été "jusqu'au bout dans l'incertitude de pouvoir partir".

"Je n'ai pas été maltraité physiquement mais il y a eu des menaces"

Ses conditions de détention étaient au départ "un peu compliquées" mais "à partir du moment où M. Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements", a-t-il dit. "Les gardiens ont commencé à comprendre que je n'étais pas un terroriste, que les faits qui m'étaient reprochés n'étaient pas forcément vrais".

"Je n'ai pas été maltraité physiquement mais il y a eu des menaces, des intimidations. J'ai été en garde à vue pendant 6 jours avant d'aller en prison. C'est à ce moment là où ça a été plus compliqué", a-t-il raconté.

La libération de Loup Bureau est intervenue vendredi dans le sillage d'une visite du ministre de l'Intérieur Jean-Yves Le Drian en Turquie. L'enquête à son sujet se poursuit dans le pays.

Interpellé fin juillet à la frontière turco-irakienne, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (mouvement considéré comme "terroriste" par Ankara), Loup Bureau demeure sous la menace d'une éventuelle condamnation.

Environ 170 journalistes sont détenus en Turquie selon le site spécialisé dans la liberté de la presse P24.