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"Le Liban de mon enfance n'existe plus" : à Nîmes, la communauté libanaise est sous le choc

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Par , France Bleu Gard Lozère

Des appels passés aux proches toute la nuit, des larmes et une tristesse impossible à camoufler : le drame que traverse le Liban dépasse les frontières du pays. L'explosion survenue mardi 4 août à Beyrouth a ému toute la communauté libanaise présente à Nîmes.

Le bilan continue de s'alourdir à Beyrouth, après la double explosion survenue mardi 4 août
Le bilan continue de s'alourdir à Beyrouth, après la double explosion survenue mardi 4 août © Maxppp - Ahmad Terro

En face des Arènes, Rachel Quibet doit ouvrir son restaurant Le Mont Liban, comme tous les jours. Faire comme si de rien n'était. Mais impossible pour elle de dissimuler sa peine, après la terrible explosion survenue à Beyrouth mardi 4 août : "Au début, j'étais sous le choc, puis les nerfs ont lâché. J'ai passé la nuit à pleurer. C'est un cauchemar..." Rachel est née à Aley, à 15 kilomètres de Beyrouth. Son mari, lui, vient de la capitale libanaise. Le couple s'est installée à Nîmes il y a 30 ans, mais une grande partie de leur famille habite encore là-bas. "Vers 1h du matin, le frère de mon mari a appelé pour nous rassurer, nous dire qu'ils allaient bien. Mais les maisons sont détruites, raconte Rachel. Tout le monde pleurait."

Des centaines de coups de fil passés dans la nuit

Bernard Hijazi a vécu une soirée similaire. Ce cardiologue nîmois est arrivé en France en 1975, à l'âge de 17 ans, en provenance de Tripoli. Cette ville se situe à 80 kilomètres de Beyrouth : "J'étais au travail, quand mon fils m'a appelé pour me demander si j'avais vu ce qu'il s'était passé au Liban. J'ai passé des centaines de coups de fil à ma famille, à mes amis restés à Beyrouth." Les images de la capitale libanaise ont complètement dévasté le cardiologue. "Quand j'ai quitté mon pays, la guerre allait commencer. Il y avait des trous de balle dans les murs, des immeubles écorchés... Mais là on dirait une tête nucléaire qui a explosé, raconte Bernard Hijazi. Ces images font penser à Tchenobyl, AZF à Toulouse... C'est effroyable."

Des souvenirs effacés à tout jamais

Bien qu'ils soient installés en France depuis de nombreuses années, tous deux gardent une attache très importante avec leur pays d'origine. "On aime autant la France que le Liban, explique Rachel Quibet. C'est un pays qui est tellement vivant, on essaye d'y retourner au moins une fois chaque année. Mais là, Beyrouth a été rayée de la carte et nos souvenirs avec." Bernard Hijazi partage la même tristesse : "Beyrouth, c'est le cœur du Liban. C'est une ville qui a vu naître des écrivains, des poètes, des philosophes. Malheureusement, le Liban ne ressemble plus du tout au Liban de mon enfance..."

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