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International
Dossier : Brexit

La brasserie de Champigneulles suit le Brexit au jour le jour

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Lorraine Nord

Les Anglais sont les premiers clients à l’export de la brasserie de Champigneulles en banlieue de Nancy. Dans l’usine de 200 salariés, qui produit 220 millions de litres de bière par an, on suit l’actualité du Brexit au jour le jour et une sortie «no deal» pourrait affecter la production.

Le Brexit pourrait avoir des conséquences sur la production de l’usine de bière de Champigneulles.
Le Brexit pourrait avoir des conséquences sur la production de l’usine de bière de Champigneulles. © Radio France - Thierry Colin

Champigneulles, France

Le brasseur lorrain, qui fournit les principaux supermarchés d’Europe en bière de marques de distributeurs, a l’habitude d’adapter sa production : on fait plus que doubler la production en été -  de mai à septembre -, on augmente les cadences lors d’une coupe d’un monde de football et on sait aussi que la canicule va faire chuter les ventes, mais difficile de prévoir les conséquences du Brexit.

Pour l’heure, la brasserie a eu droit à des commandes en masse de certains clients anglais qui craignaient l’imminence d’un Brexit sans accord, mais aujourd'hui, c’est surtout l’incertitude qui domine. L'usine emploie 200 salariés pour produire essentiellement des bières de marques de distributeurs pour les principales chaines de supermarché en Europe avec une production annuelle de 220 millions de litres de bière.

Incertitude

L'usine livre dans les 28 pays européens, et même au delà, mais les clients anglais sont les plus nombreux en volume, devant les Espagnols et les Allemands. Pour le directeur de l’usine, Patrice Colin, «on suit le Brexit avec attention parce qu’on est susceptible de réaliser un peu moins de volume pour l’Angleterre avec un impact fort sur l’activité de la brasserie». Avec une incertitude sur le cours de la livre sterling, sur les droits de douanes et sur les éventuels camions ou trains bloqués à la frontière, sachant que la bière est un produit périssable. 

Saisonnalité

Pour Fernanda Ferro, responsable commerciale de l’usine, si la saisonnalité de la production est bien maîtrisée, le Brexit reste une vraie incertitude car "personne n’a les clés" pour savoir ce qui va se passer le 31 octobre et comment va se dérouler la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne. 

La brasserie meurthe-et-mosellane multiplie les investissements pour se diversifier avec une unité de désalcoolisation mise en place pour produire de la bière sans alcool. Elle a aussi l’ambition de relancer la bière en fûts de 30 litres pour sa marque régionale Champigneulles, en commençant par investir les bars et les restaurants de la région.

Pour Fernanda Ferro, responsable commerciale de l’usine, on maîtrise la saisonnalité mais pas le Brexit.

Le directeur de l’usine, Patrice Colin, suit le Brexit avec attention.

Il y a une demande pour les bières locales, pour Fernanda Ferro.

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