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International DOSSIER : Brexit

Les Britanniques installés dans la Manche craignent un Brexit dur

lundi 14 janvier 2019 à 19:01 Par Pierre Coquelin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin

Y aura-t-il un accord sur le Brexit ? Le Parlement britannique doit donner son avis ce mardi. Un vote crucial, qui fait trembler l'Europe. Les Britanniques installés dans la Manche s'inquiètent des conséquences d'une sortie du Royaume-Uni sans accord avec l'Union européenne.

Les députés britanniques se prononcent ce mardi concernant l'accord sur le Brexit
Les députés britanniques se prononcent ce mardi concernant l'accord sur le Brexit © Maxppp - Will Oliver

Manche, France

Deal or no deal ? Accord ou pas accord ? Voilà ce que doivent décider les députés britanniques ce mardi concernant la sortie du royaume-Uni de l'Union européenne. Une sortie prévue le 29 mars 2019, mais les conditions restent encore floues. "Cela reste l'engagement de mon gouvernement de quitter l'Union européenne le 29 mars", a précisé ce lundi la première ministre britannique Theresa May. Pourtant, à deux mois et demi de l'échéance, cet accord longuement et difficilement négocié est largement contesté au sein même du parti de la première ministre. Et une centaine d'eurodéputés a demandé lundi un report du Brexit. 

Une question qui fait beaucoup parler chez les Britanniques installés dans la Manche. A l'image de Roger, qui vit avec sa femme à Sénoville, près de Barneville-Carteret depuis la fin des années 90. "Quand nous sommes arrivés, nous avons demandé à nos voisins s'ils avaient quelque chose contre les Anglais. Ils ont répondu : 'Nous sommes tous européens. Il n'y a pas de problème'", sourit le Britannique. Rester européen, c'est tout ce que Roger souhaite.

Anarchy in the UK ? 

Roger a vécu le referendum de juin 2016 comme une déchirure. Une décision qui a aussi attristé Patrick, 50 ans, installé à Dangy près de Saint-Lô. "J'ai honte de cette décision. C'est un peu le bordel (sic) en ce moment en Angleterre. S'il n'y a pas d'accord avec l'Europe, ça sera une catastrophe économique pour mon pays de naissance", explique Patrick. 

Avant même l'entrée en vigueur officielle du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'UE a déjà des conséquences sur le cours de la livre sterling. "C'est très difficile de faire des projets. Nos retraites ont baissé de 20% en deux ans. L'épargne a également baissé de 10% sur les trois derniers mois", constate Roger, qui possède deux gîtes à Pierreville. 

Roger, Britannique installé à Sénoville : "'Avec l'incertitude d'un accord, c'est difficile de faire des projets"

Autre problème : pour voyager en Europe, les contrôles s'annoncent plus stricts. Alors, Patrick vient d'entamer les démarches pour se faire naturaliser Français. "Je compte garder la double nationalité. Mon fils, qui est né en Angleterre, l'a fait. Mes parents, qui vivent dans l'Orne,  aussi. C'est un peu compliqué, pénible à faire, et cher. Mais je veux le faire", commente Patrick. Roger aussi se dit prêt : il lui manque juste un certificat de naissance de son père. Un papier perdu lors de la Seconde guerre mondiale.