Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International DOSSIER : Référendum en Catalogne

Référendum en Catalogne : un an de crise entre Barcelone et Madrid

mardi 11 septembre 2018 à 15:51 - Mis à jour le lundi 1 octobre 2018 à 9:40 Par Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Roussillon et France Bleu

Le 1er octobre 2017, un référendum sur l'indépendance de la Catalogne était organisé par les séparatistes malgré son interdiction par le gouvernement espagnol. Retour sur plus d’un an de crise entre Madrid et Barcelone.

Manifestant portant un drapeau catalan à Barcelone (illustration)
Manifestant portant un drapeau catalan à Barcelone (illustration) © Getty - Paco Freire / SOPA Images

Ce lundi marque le premier anniversaire de l’organisation du controversé référendum sur l’indépendance catalane. Le scrutin, interdit par Madrid, avait été maintenu envers et contre tout par les autorités de Barcelone et avait entrainé une crise sans précédent entre le gouvernement espagnol et la Generalitat de Catalogne. Une crise toujours pas réglée malgré l’arrivée au pouvoir de nouveaux hommes forts. Le 11 septembre dernier, à l’occasion de la "Diada", sorte de "fête nationale" de la région, une manifestation en forme de test était organisée par les séparatistes dans les rues de Barcelone pour demander de nouveau l’indépendance. Elle a rassemblé plus d’un million de personnes.

Un an de bras de fer

En juin 2017, Carles Puigdemont, ancien maire de Gérone et président de la Generalitat (le gouvernement autonome catalan), annonce une consultation d'autodétermination le 1er octobre suivant. La loi régionale qui permet d'organiser le référendum est suspendue par la Cour constitutionnelle espagnole en septembre, mais le scrutin est maintenu par les autorités régionales.

Le 1er octobre, le référendum interdit est organisé. La question à laquelle les Catalans doivent répondre est la suivante : "Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d'une république ?" Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy réplique violemment : les forces de l'ordre interviennent pour saisir les urnes dans au moins une centaine de bureaux de vote. Les images des violences policières font le tour du monde. Aussitôt, le gouvernement séparatiste catalan annonce la victoire massive du "oui" à l'indépendance.

Le 27 octobre, après des semaines de tensions et de manifestations unionistes et indépendantistes, le Parlement catalan vote une déclaration d'indépendance unilatérale par 70 voix sur 135. Madrid suspend immédiatement l'autonomie régionale, destitue l'exécutif séparatiste de Carles Puigdemont, dissout le Parlement régional et convoque de nouvelles élections en Catalogne pour la fin de l'année.

En décembre, alors que plusieurs leaders séparatistes sont emprisonnés ou en exil, les partis indépendantistes remportent les élections régionales avec une majorité absolue de sièges

Quim Torra et Pedro Sanchez, les nouveaux hommes forts

Le 15 mai 2018, Quim Torra, plus radical que Carles Puigdemont, devient président de la Generalitat de Catalogne. Deux semaines plus tard, Mariano Rajoy est renversé par le Parlement espagnol et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez, partisan de l'apaisement entre Madrid et Barcelone.

Le 4 septembre, après la proposition de Madrid d'organiser un référendum sur une autonomie élargie, Quim Torra déclare que "seul un référendum d'autodétermination accepté, contraignant et reconnu internationalement" sera valable à ses yeux. Dans une interview au journal catalan El Periodico quelques jours plus tard, le nouveau président de la Généralitat appelle à l'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance.

Le 11 septembre, plus d’un million de Catalans manifestent dans les rues de Barcelone pour célébrer la "Diada Nacional de Catalunya" et demander, comme chaque année depuis 2012, l’indépendance de la région. Une journée qui fait figure de test, après un an de tension.

Deux semaines plus tard, à l’occasion de la publication de son livre sobrement intitulé La crise catalane, Carles Puigdemont demande l’intervention de l’Union européenne pour régler les tensions entre Barcelone et Madrid. L’ex-président catalan, réfugié en Belgique pour échapper à la justice espagnole, suggère même dans cet ouvrage le nom d’un médiateur : Donald Tusk. Le président du Conseil européen ne lui a, à cette heure, pas répondu.