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International

Migrants : le navire humanitaire Lifeline a accosté à Malte alors que débute un sommet européen à Bruxelles ce jeudi

mercredi 27 juin 2018 à 20:07 - Mis à jour le jeudi 28 juin 2018 à 1:36 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Le navire humanitaire Lifeline, avec à son bord quelque 233 migrants, est entré mercredi en fin d'après-midi dans le port de La Valette à Malte après une semaine d'attente en Méditerranée. En France, la polémique enfle après les critiques d'Emmanuel Macron à l'encontre de l'ONG.

Le navire humanitaire Lifeline, avec à son bord quelque 233 migrants, est arrivé mercredi en fin d'après-midi dans le port de La Valette à Malte.
Le navire humanitaire Lifeline, avec à son bord quelque 233 migrants, est arrivé mercredi en fin d'après-midi dans le port de La Valette à Malte. © AFP - Hermine POSCHMANN / Mission Lifeline /

Le navire humanitaire Lifeline est entré mercredi en fin d'après-midi dans le port de La Valette à Malte après une semaine d'attente en Méditerranée.

Le bateau affrété par l'ONG allemande du même nom doit débarquer les 233 migrants qu'il a secourus. Ils seront ensuite répartis dans huit pays européens prêts à les accueillir ont indiqué les autorités maltaises. La France en fait partie.

Le bateau devrait ensuite être mis sous séquestre pour les besoins d'une enquête ouverte à l'encontre du capitaine, coupable selon le Premier ministre maltais Joseph Muscat, d'avoir "agi contre les lois internationales et ignoré les directives des autorités italiennes". La décision de faire accoster à Malte la navire humanitaire a été annoncée mardi par l'Italie et la France. Une solution décidée, selon la presse italienne, lors de la rencontre discrète, lundi soir à Rome, du président français Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, le tout en concertation avec diverses chancelleries européennes.

Macron accuse l’ONG Lifeline de faire "le jeu des passeurs", les associations "consternées"

Ce mercredi, quatre associations actives dans l'aide aux migrants, dont MSF et Amnesty, ont demandé à "être reçues collectivement" par Emmanuel Macron. Le président français a accusé l'ONG Lifeline, qui a refusé de ramener les migrants à bord de son navire de secours aux gardes-côtes libyens, de "faire le jeu des passeurs".

"En prétendant que les ONG font le jeu des réseaux de trafiquants, le président de la République porte une atteinte inédite à l'action de la société civile" estiment Amnesty International France, La Cimade, Médecins du Monde et Médecins sans Frontières, qui se disent "consternées devant cette confusion de valeurs".

"En favorisant le refoulement et le maintien en Libye de milliers de personnes qui ont enduré des mois voire des années de privations, d'extorsion et de tortures, le président de la République renie les valeurs fondamentales du droit humanitaire" ont-elle ajouté dans un communiqué transmis à l'AFP.

La France "salue le travail des ONG" mais celui-ci doit "se faire dans le respect du droit international", a répondu mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

  - Visactu
© Visactu

Un sommet européen aux enjeux "très élevés"

Ce mercredi, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré vouloir que le sommet de Bruxelles, jeudi et vendredi, permette d'aboutir à un accord sur trois nouvelles mesures de contrôle de l'immigration.

Il demande aux dirigeants de l'Union européenne de valider la mise en place de "plate-formes de débarquement régionales en dehors de l'Europe" pour les migrants et les réfugiés et de prévoir des fonds spécifiques dans le projet budget de l'UE, à partir de 2021, pour lutter contre l'immigration illégale. Une troisième mesure prévoit de collaborer davantage avec des pays tiers, comme la Libye, afin d'empêcher les personnes d'essayer de rejoindre les côtes européennes.

Dans un courrier adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement Donald Tusk met en garde. "De plus en plus de personnes commencent à croire que seule une autorité à poigne, à l'esprit anti-européen et anti-libéral, avec un penchant vers un autoritarisme flagrant, est capable de stopper la vague d'immigration illégale." 

"Si les personnes pensent que seuls eux (ces groupes) peuvent offrir une solution efficace à la crise migratoire, alors ils vont croire tout ce qu'ils diront d'autres. Les enjeux sont très élevés. Et le temps presse."