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A Lille, 600 personnes rassemblées pour soutenir Alep

Par Elodie Vergelati, France Bleu Nord samedi 17 décembre 2016 à 20:03

Les habitants d'Alep dans le coeur des Lillois, place de la République
Les habitants d'Alep dans le coeur des Lillois, place de la République © Radio France - Laura Lavenne

600 personnes ont répondu à l'appel de plusieurs ONG ce samedi après-midi à Lille pour soutenir la ville martyre d'Alep, en Syrie.

Dans la grisaille et le crachin de ce samedi après-midi à Lille, quelques bouquets de fleurs, des bougies, et des banderoles pour exprimer indignation et colère. "Alep, stop au massacre", c'est le message de près de 600 personnes. La foule s'est rassemblée place de la République, à l'appel de plusieurs ONG.

Image-choc, des faux poupons ensanglantés, pour dire l'horreur d'Alep - Radio France
Image-choc, des faux poupons ensanglantés, pour dire l'horreur d'Alep © Radio France - Laura Lavenne

Pour dénoncer l'horreur vécue par des milliers de civils et de rebelles à Alep, les organisateurs ont choisi une image-choc, des faux poupons emmaillotés dans des linceuls ensanglantés.

Des mots de solidarité pour les habitants d'Alep - Radio France
Des mots de solidarité pour les habitants d'Alep © Radio France - Laura Lavenne

Les habitants de Lille ont pu témoigner leur solidarité aux habitants d'Alep en inscrivant quelques mots sur un grand tableau. Certains sont venus avec leur propre pancarte. C'est le cas de Yamina, une petite fille de 8 ans, originaire de Douai. "Non à la guerre, il ne faut plus tuer les enfants", voilà les mots qu'elle a brandis pendant le rassemblement.

Ce rassemblement n'est pas futile, on peut faire bouger les choses

Beaucoup de colère parmi les Lillois. Ils étaient nombreux à dénoncer "l'inaction de la communauté internationale" face à la situation intenable à Alep. Mais Yaman Mahfoud ne veut pas céder au sentiment d'impuissance. Ce membre de l'ONG Syria Charity, lui-même d'origine syrienne, estime que ce type de mobilisation n'a pas qu'une portée symbolique. "Ce rassemblement n'est pas futile, on peut faire bouger les choses, avec notre arme, la pression médiatique".