Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

TÉMOIGNAGE - Il y a 30 ans la chute du Mur de Berlin, les souvenirs émus d'un Manchois

Emmanuel Thiébot était à Berlin deux mois après la chute du Mur de Berlin, pour célébrer ce moment historique et le Nouvel An 1989/1990. Le Cherbourgeois avait alors 20 ans. Aujourd'hui historien, spécialiste de l'histoire du XXe siècle, il nous raconte ses souvenirs.

"Chaque jour, on allait casser un petit bout de mur " Emmanuel Thiebot
"Chaque jour, on allait casser un petit bout de mur " Emmanuel Thiebot - Emmanuel Thiebot

Manche, France

Berlin. 9 novembre 1989. Des milliers d’Allemands de l’Est franchissent ce « Mur de la honte » qui sépare leur pays depuis le 13 août 1961. Ils sont accueillis sous les applaudissements ou en musique.  Un anniversaire célébré ce samedi 9 novembre 2019 par l’Allemagne et l’Europe avec des commémorations a minima, alors qu'on est loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer. 

Mais les images du 9 novembre 1989 restent des images inoubliables pour les générations européennes qui avaient connu la Guerre froide.  Dans les heures et les jours qui suivent, les brèches dans le Mur se multiplient à Berlin et sur toute la frontière entre les deux Allemagne, la RDA (à l’Est) et la RFA (à l’Ouest).  

"On a trinqué à minuit sur le mur avec les gardes-frontières est-allemand "

Et on se presse du monde entier pour venir vivre ces moments d'Histoire  Des Manchois sont là. Comme Emmanuel Thiébot, originaire de Cherbourg, et aujourd'hui historien, spécialiste du XXe siècle. Deux mois après l'ouverture du Mur, il part à Berlin avec cinq amies pour vivre le nouvel An 1989-1990.  

"Il y avait des centaines et des centaines de personnes, ça parlait toutes les langues " - Aucun(e)
"Il y avait des centaines et des centaines de personnes, ça parlait toutes les langues " - Emmanuel Thiebot

Il est alors en première année d'Histoire à la fac de Caen et il a conscience de vivre un moment historique, dans l'euphorie.  "Il y avait des centaines et des centaines de personnes contentes et heureuses d'être là, sur ce mur. A minuit, on a trinqué sur le mur avec les gardes-frontières est-allemands qui n'avaient plus d'autres choix que de participer à la liesse populaire.

Tous les matins, avec ses amies, ils vont casser un bout du mur . 

"Lui à l'Est, moi à l'Ouest, on s'est serré la main à travers le mur, un geste inimaginable 3 mois plus tôt" - Aucun(e)
"Lui à l'Est, moi à l'Ouest, on s'est serré la main à travers le mur, un geste inimaginable 3 mois plus tôt" - Emmanuel Thiébot

Une brèche avait été faite dans le mur, assez large pour que l'on puisse apercevoir un mirador dans le No Man's Land de l'autre côté. Il y avait là un soldat un garde-frontière à qui on faisait signe de la main. Il a finit par se rapprocher. Il avait notre âge. 20 ans. On a fait une photo où l'on se sert la main à travers le mur, un geste d'un symbole et d'une puissance extraordinaire. Cette personne qui était à l'Est, moi qui étais à l'Ouest, trois mois avant, ça aurait été absolument impensable. C'est un moment d'émotion très fort.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu