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International

Emmanuel Macron en Chine : économie, réchauffement climatique et Corée du Nord au programme

lundi 8 janvier 2018 à 6:01 Par Olivier Uguen, France Bleu

Emmanuel et Brigitte Macron ont décollé dimanche pour la Chine où le président de la République effectue jusqu'à mercredi une visite d’Etat, la première en Asie depuis son élection. L'Elysée espère décrocher à Pékin une cinquantaine d'accords et de contrats commerciaux.

Emmanuel Macron et le président chinois Xi Jinping à Hambourg le 8 juillet dernier
Emmanuel Macron et le président chinois Xi Jinping à Hambourg le 8 juillet dernier © AFP - ludovic MARIN

Le président de la République Emmanuel Macron entame ce lundi une visite de trois jours en Chine. Il espère y définir un "partenariat stratégique" avec Pékin et "nouer une relation personnelle Xi Jinping", le président chinois. C'est la 1re visite d'Emmanuel Macron en Asie depuis son élection.

Très populaire en Chine, Brigitte Macron, qui intrigue les médias chinois en raison de sa différence d'âge avec son mari, est aussi du voyage et a reçu "beaucoup de demandes d’interviews de médias chinois" selon la présidence.

Xi'An ce lundi puis Pékin mardi et mercredi

Le chef de l'Etat débute son voyage ce lundi à Xi'An, "un symbole important car c’est le berceau de la civilisation chinoise, le point de départ des anciennes routes de la soie". Il y visitera la célèbre armée enterrée de l'empereur Qinshi Huangdi. Mardi et mercredi, Emmanuel Macron sera ensuite à Pékin, où il visitera la Cité interdite et l'Académie des sciences spatiales, et tiendra un conférence de presse avec le président chinois.

Une moisson de contrats

Le premier objectif de ce voyage est économique. Emmanuel Macron a pris l'avion avec une cinquantaine de chefs d'entreprise, dont ceux d'AccordHotels, LVMH, Airbus, Areva, Safran, BNP Paribas, Dassault, Auchan, Sodexo ou Safran.

L'Elysée espère décrocher à Pékin une cinquantaine d'accords et de contrats, "dans l'aéronautique, le nucléaire civil, le numérique, l'économie du vieillissement. Paris pourrait conclure des ventes d'Airbus et de moteurs Safran, d'une usine de retraitement de déchets radioactifs ou encore de maisons de retraite avec le groupe Orpea.

Des accords devraient aussi être conclus dans le domaine culturel, avec le projet d'un Centre Pompidou provisoire à Shanghai, dans l'intelligence artificielle et les villes durables.

Rééquilibrer les relations commerciales

"Paris a une volonté de rééquilibrage et d'accès au marché, par exemple dans les services financiers", explique l'Elysée, qui plaidera pour un rééquilibrage des relations commerciales, la Chine étant le plus fort déficit commercial de la France (30 milliards d'euros).

"Il convient d'établir un partenariat fondé sur la réciprocité en matière d'ouverture des marchés. (...) Nos interlocuteurs chinois préfèrent le mot "gagnant-gagnant". Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant", a averti le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Pour un co-leadership mondial sur le climat

Parmi les autres sujets abordés : l'environnement. La Chine, premier pollueur mondial, est aussi le premier investisseur dans les énergies propres, et entend jouer un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment depuis la décision américaine de quitter l'accord de Paris.

Les deux chefs d'Etat devraient également parler de la lutte contre le financement du antiterroriste, de la crise avec Corée du Nord dans laquelle la Chine a une position de médiatrice, ou encore de la Syrie.