Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International DOSSIER : Référendum en Catalogne

Madrid reprend le contrôle de la Catalogne dans une Espagne déchirée

samedi 28 octobre 2017 à 12:04 - Mis à jour le samedi 28 octobre 2017 à 20:36 Par Isabelle Lassalle, France Bleu Roussillon et France Bleu

La crise catalane se poursuit dans une Espagne déchirée. Reprise en main du contrôle de la Catalogne par le gouvernement espagnol ce samedi, après une nuit fêtée par les indépendantistes catalans à Barcelone. Le président catalan déchu appelle à s'opposer pacifiquement à la mise sous tutelle.

Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol.
Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. © Maxppp -

Le gouvernement espagnol met en place son contrôle de la Catalogne ce samedi après la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement catalan vendredi. Cette proclamation a provoqué la fureur de Madrid et un large rejet en Europe. Washington, Londres, Berlin, Ottawa ou encore Paris ont fait savoir qu'ils soutenaient l'unité de l'Espagne.

À la mi-journée, à Madrid, plusieurs milliers de partisans du maintien de la Catalogne en Espagne ont manifesté dans le centre-ville en brandissant des drapeaux espagnols. L'Espagne fait face à une crise sans précédent depuis son retour dans le camp de la démocratie, en 1977.

Dans une allocution télévisée, Carles Puigdemont a appelé "à s'opposer démocratiquement**" à la mise sous tutelle** de la Catalogne. Il a également promis de continuer "à œuvrer pour construire un pays libre". Démis de ses fonctions par Madrid, l'ancien président catalan ne s'était pas exprimé depuis l'annonce officielle de sa destitution. Et le parquet général d'Espagne a déjà annoncé qu'il engagerait une procédure judiciaire pour "rébellion" contre lui.

Les premières destitutions officielles

La nuit de vendredi à samedi a été fêtée dans les rues de Barcelone par les indépendantistes et le drapeau espagnol continue de flotter aux côtés du drapeau catalan sur le palais du gouvernement régional.

Mais Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, et sa numéro deux Soraya Saenz de Santamaria prennent directement les rênes de l'exécutif catalan. Vendredi soir, le président indépendantiste Carles Puigdemont et son numéro deux Oriol Junqueras ont été destitués ainsi que leur équipe. Ce samedi matin, c'était également le cas du chef de la police catalane, l'emblématique Josep Lluis Trapero, déjà sous le coup d'une enquête pour "sédition".

Des mesures exceptionnelles

Quelques heures seulement après la proclamation par le Parlement catalan de "la République catalane, État indépendant et souverain", le gouvernement espagnol a réagi en mettant en place des mesures exceptionnelles. Le dirigeant conservateur Mariano Rajoy a réuni un Conseil des ministres extraordinaire et a annoncé dès vendredi soir la destitution de l'exécutif catalan.

"Le gouvernement a adopté ces mesures pour éviter la prise en otage inadmissible d'une majorité des Catalans et le vol d'une partie du territoire au reste des Espagnols", a plaidé Mariano Rajoy.

Le Parlement régional a été dissous et des élections annoncées pour le 21 décembre. En attendant, la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, doit réunir ce samedi les secrétaires d'État qui prendront en charge les fonctions des dirigeants catalans.

Puigdemont appelle à s'opposer pacifiquement à la mise sous tutelle

Le président catalan destitué Carles Puigdemont a poussé encore plus loin samedi son bras de fer avec Madrid, appelant ses partisans à s'opposer pacifiquement à la reprise en main de la région, au lendemain de sa déclaration d'indépendance.

"Nous sommes certains que la meilleure manière de défendre les victoires obtenues jusqu'à ce jour est l'opposition démocratique à l'application de l'article 155" de la Constitution espagnole, utilisé par Madrid pour prendre le contrôle de la Catalogne, a déclaré M. Puigdemont dans un discours télévisé.

Le dirigeant séparatiste n'a pas précisé de quelle manière cette opposition doit se manifester. Mais depuis plusieurs jours, des Comités de défense de la République issus des quartiers appellent à la "résistance pacifique" des Catalans contre la tutelle de l'Etat.