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Madrid sommée de s'expliquer après les révélations de France Bleu Roussillon

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Par , , France Bleu Roussillon
Prats-de-Mollo-la-Preste, France

Malgré de nombreux témoignages d'habitants des Pyrénées-Orientales, le gouvernement espagnol affirme qu'il n'y a jamais eu de contrôles de la Guardia Civil sur le territoire français fin janvier, en pleine traque de Carles Puigdemont.

Des contrôles routiers effectués par la Guardia Civil espagnole (illustration)
Des contrôles routiers effectués par la Guardia Civil espagnole (illustration) © Maxppp - Ivan Quintero

Les révélations de France Bleu Roussillon ont fait écho dans les couloirs du Sénat espagnol à Madrid. Fin janvier, en pleines recherches du dirigeant catalan Carles Puigdemont, des gendarmes espagnols (Guardia Civil) sont entrés en territoire français, au-dessus de Prats-de-Mollo (Pyrénées-Orientales), pour effectuer des contrôles. Ce qui est parfaitement illégal.

Les informations de France Bleu Roussillon sont arrivées jusqu'aux oreilles de Jon Iñarritu, un sénateur espagnol, qui a décidé d'adresser une question écrite au gouvernement, dès le 1er février dernier. "Pour quelles raisons la Guardia Civil a-t-elle réalisé ces contrôles en territoire français ?" écrit cet élu du Pays basque espagnol. "Combien de voitures fouillées ? Combien de personnes contrôlées ?"  

Dans le texte, Jon Iñarritu rappelle que ces événements ont provoqué "surprise, malaise et protestation" en territoire français, notamment de la part du préfet, à Perpignan. Le sénateur cite notamment les propos du maire de Prats-de-Mollo sur France Bleu Roussillon. "C'est totalement anormal", avait réagi Claude Ferrer. "On ne peut pas accepter que des automobilistes français qui partent en balade, sans quitter le territoire français, se fassent fouiller par des espagnols, et soient soupçonnés de cacher Carles Puigdemont dans leur coffre".

Madrid répond, et contredit les témoins

Circulez, y'a rien à voir ! réagit en quelque sorte le gouvernement espagnol, dans une réponse écrite qui arrive très tardivement, le 22 mars dernier. Selon Madrid, "la Guardia civil n'a pas réalisé de tels contrôles en territoire français aux dates précisées".  On se demande bien pourquoi il a fallu deux mois pour rédiger une telle réponse... En tout cas, les habitants de Prats-de-Mollo qui ont témoigné au micro de France Bleu Roussillon, et qui étaient formels (photos à l'appui) seront ravis d'apprendre, qu'aux yeux des autorités espagnoles, ils sont considérés comme des menteurs.

J'espère que c'est une erreur. Sinon, c'est très grave. - Jon Iñarritu, sénateur espagnol

Quant à Jon Iñarritu, il n'est pas satisfait de la réponse de Madrid, et prévoit de collecter les témoignages dans le secteur de Prats-de-Mollo, pour interroger de nouveau le gouvernement espagnol devant le Sénat. "Vu qu'il y a des témoins qui disent le contraire [de Madrid], et pas seulement un, on va essayer de les contacter (...) et on va continuer, car le gouvernement espagnol a l'obligation de dire la vérité devant le parlement." Et l'élu espagnol poursuit : "J'espère que c'est une erreur. Si c'est pas vrai, j'espère qu'ils sont conscients qu'ils n'ont pas dit la vérité, et qu'il y aura des conséquences, parce que c'est très grave".

La question écrite déposée par le sénateur Jon Iñarritu
La question écrite déposée par le sénateur Jon Iñarritu - Jon Iñarritu / Twitter
La réponse du gouvernement espagnol le 22 mars 2018
La réponse du gouvernement espagnol le 22 mars 2018 - Jon Iñarritu / Twitter
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