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Mali : une frappe française a tué 19 civils selon une enquête de l'ONU, Paris réfute toute bavure

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Selon une enquête des Nations unies, la frappe aérienne conduite par l'armée française au Mali en janvier a tué 19 civils réunis pour un mariage, et non pas seulement des jihadistes comme le soutient la France, qui réfute toute bavure rapporte l'AFP ce mardi.

Des soldats français de l'opération Barkhane dans le nord du Burkina-Faso, pays frontalier du Mali, en 2019 (illustration).
Des soldats français de l'opération Barkhane dans le nord du Burkina-Faso, pays frontalier du Mali, en 2019 (illustration). © AFP - MICHELE CATTANI

L'armée française a-t-elle commis une bavure au Mali ? C'est ce que laisse entendre une enquête des Nations unies sur une frappe aérienne menée début janvier par les militaires français à Bounti dans le centre du pays, à presque 800 kilomètres de Bamako. Selon un document consulté par l'AFP, 19 civils réunis pour un mariage ont été tués au cours de ce raid. Jusqu'à présent, les autorités françaises ont toujours affirmé que seuls des jihadistes étaient morts dans l'opération.

La Division des droits de l'Homme de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, "est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma", peut-on lire dans le résumé du rapport.

"Ce n'est pas un rapport conclusif, il demande une enquête plus approfondie", a indiqué le porte-parole de l'ONU. "Ce que les auteurs du rapport ont trouvé soulève beaucoup de questions et de préoccupations", a dit Stéphane Dujarric. L'ONU attend désormais des autorités maliennes et françaises une "enquête indépendante, crédible et transparente pour examiner les circonstances de l'attaque".

Paris réfute toute bavure

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le ministère français des Armées a réfuté toute bavure et fait part de ses "nombreuses réserves" sur cette enquête des Nations unies.

Les autorités maintiennent "avec constance et réaffirment avec force" que "le 3 janvier, les forces armées françaises ont effectué une frappe aérienne ciblant un groupe armé terroriste identifié comme tel" près de Bounti (centre), précise le communiqué du ministère. Il "émet de nombreuses réserves quant à la méthodologie retenue" et "ne peut considérer que ce rapport apporte une quelconque preuve contredisant les faits tels que décrits par les forces armées françaises". 

"Se fonder uniquement sur des témoignages n'est pas suffisant et il s'agit d'un travers méthodologique", a dénoncé franceinfo le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major des armées. "On sait combien ces témoignages sont fragiles, sont friables", a ajouté le colonel. "Les témoins ont-ils des sympathies, voire des allégeances avec les groupes armés terroristes ? Ça, nous ne le savons pas." "Je vous rappelle que les premiers témoignages faisaient état d'une frappe de nuit, ce qui n'était pas le cas puisqu'elle s'est produite de jour, faisaient état d'hélicoptères alors que nous avons frappé avec des avions de chasse, faisaient état de blessures par balles alors qu'il n'y a eu que des bombes qui ont été larguées." Il précise que le site a été observé "pendant plusieurs heures  avant que ces frappes ne soient effectuées. Il n'y avait aucun mariage, aucun événement festif."

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