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International

Migrants : les 28 pays de l'Union européenne trouvent finalement un accord

vendredi 29 juin 2018 à 7:36 - Mis à jour le vendredi 29 juin 2018 à 11:51 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les 28 pays de l'Union européenne ont finalement, au bout de la nuit, trouvé un accord sur la politique migratoire lors du sommet européen de Bruxelles. Ce compromis ouvre la voie à des centres pour migrants dans les pays volontaires, mais aussi à des plateformes de débarquement hors de l'Union.

Des migrants débarqués du bateau de l'ONG Lifeline dans un camion de police, à Malte.
Des migrants débarqués du bateau de l'ONG Lifeline dans un camion de police, à Malte. © AFP - Matthew Mirabelli

Les 28 dirigeants de l'UE ont trouvé un accord, ce vendredi au petit matin sur les migrations lors d'un sommet tendu à Bruxelles. L'Italie menaçait en effet de faire capoter le sommet, faute d'engagements précis de ses partenaires européens concernant l'accueil des migrants. "Les dirigeants de l'UE28 se sont accordés sur les conclusions du sommet, y compris la migration", a annoncé sur Twitter le président du Conseil européen Donald Tusk, à 4h30 du matin, après des tractations entamées jeudi.

Des centres pour migrants dans les pays volontaires de l'Union

Les dirigeants européens se sont mis d'accord sur la création de "centres contrôlés" où seront étudiées les demandes d'asile formulées par les réfugiés. Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a salué "le principe selon lequel qui arrive en Italie, arrive en Europe". Il a expliqué que l'accord ouvrait la possibilité de "créer des centres (d'accueil) dans les Etats européens mais seulement sur une base volontaire, avec une gestion collective européenne". Les migrants éligibles à l'asile pourraient être répartis depuis les centres pour migrants dans dans d'autres pays européens, eux-aussi volontaires, répondant ainsi au souhait italien d'une "responsabilité partagée" pour tous les migrants arrivant en Europe.

Des plateformes de débarquement hors de l'Europe 

Le communiqué de la fin du sommet indique également que la piste de l'instauration de "centres d'accueil" situés hors du territoire européen sera explorée. Giuseppe Conte a salué "la possibilité de créer des plateformes de débarquement dans les pays tiers, sous l'autorité du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). Mais les contours du projet restent encore très flous, et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

Des aides à la Turquie et aux pays d'Afrique du Nord 

Les Vingt-huit ont également décidé de renforcer leurs frontières extérieures, notamment en augmentant les aides à destination de la Turquie et de l'Afrique du Nord, afin d'éviter de renouer avec des flux comparables à ceux que l'Europe avait enregistré en 2015.  

Des propositions de la France et de l'Italie 

Une source gouvernementale italienne a salué la "contribution importante" d'Emmanuel Macron, tout en relevant que quelques pays s'étaient opposés "avec force" à ces propositions, en laissant entendre qu'il s'agissait notamment de la Hongrie. Les tractations s'étaient engagées sur la base de propositions préparées par Giuseppe Conte avec Emmanuel Macron, selon des sources diplomatiques.

"C'est la coopération européenne qui l'a emporté" - Emmanuel Macron 

"C'est la coopération européenne qui l'a emporté", s'est félicité Emmanuel Macron devant la presse, jugeant que "la solidarité que nous devons aux pays de première entrée a été actée". Emmanuel Macron a aussi évoqué "une volonté de mieux protéger les frontières, de renforcer les règles d'accueil".

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