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International

Militaires morts au Mali : "C'est quelque chose qui vous étreint" témoigne le député béarnais David Habib

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Par , France Bleu Béarn

Le député des Pyrénées-Atlantiques a assisté à l'hommage rendu aux 13 militaires français morts au Mali la semaine dernière. Un "choc" qui rappelle l'engagement des forces françaises au Sahel, selon David Habib.

Le salut aux treize militaires morts au Mali, lors de l'hommage national aux Invalides.
Le salut aux treize militaires morts au Mali, lors de l'hommage national aux Invalides. © Maxppp - Christophe Morin

Pau, France

13 cercueils enveloppés du drapeau tricolore. Ceux des 13 militaires français morts au combat la semaine dernière au Mali et parmi lesquels figurent 7 soldats du 5ème régiment d'hélicoptères de combat de Pau. Un hommage solennel leur a été rendu, dans une ambiance très lourde. "Je m'incline devant leur sacrifice", a déclaré le chef de l'État Emmanuel Macron. "Ils sont morts en opération, pour la France, pour la protection des peuples du Sahel, pour la sécurité de leurs compatriotes et pour la liberté du monde, pour nous tous qui sommes là" a-t-il ajouté. Dans les rangs des personnes présentes dans la cour des Invalides, le député socialiste des Pyrénées-Atlantiques David Habib.

France Bleu Béarn : Comment avez-vous vécu cette cérémonie ?

David Habib : D'abord un sentiment de grande tristesse quand vous voyez ces 13 cercueils, c'est quelque chose qui vous étreint quand vous savez le parcours de ces personnes, leur investissement, leur capacité à offrir à la France des solutions de liberté et de démocratie. Ça fait un choc car ce n'est pas un concept, on n'est pas dans une guerre virtuelle là, on est avec des hommes, des familles qui sont bousculées dans leur existence par un drame qui est atroce. Ce sont des parcours personnels brisés. Et puis c'est aussi le rappel - même si ce n'était pas l'objet de cette cérémonie - des raisons qui nous amènent à intervenir au Sahel. À la fois à travers les propos du président de la République, mais aussi par la présence du président malien. Les 13 soldats qui sont morts là-bas, ils sont morts pour que nous soyons libres ici. 

On a tendance à l'oublier ?

Bien sûr, parce qu'on est loin. J'ai été au Burkina Faso, au Mali et je peux vous assurer que l'attente de ces pays envers la France est grande. Ils nous mettent régulièrement en garde en disant "si on tombe, la prochaine fois c'est vous qui serez exposés". C'est quelque chose qui revient régulièrement dans leurs propos.  

Mardi, des cérémonies ont lieu à Pau et à Mazerolles. Place à l'intimité des familles ?

Je crois qu'il faut maintenant laisser les familles vivre le deuil. L'armée a des compétences, un vrai sens de la continuité. Il faut laisser l'armée continuer à apporter à ces familles le concours et le soutien dont elles ont besoin. J'apporterai, si nécessaire, tout ce qui pourrait m'être demandé. Mais c'est quelque chose qui relève désormais de l'intimité.

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