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Mort du général Soleimani : la crainte d'une escalade guerrière entre l’Iran et les États-Unis

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu'il ne cherchait pas la guerre avec l'Iran, après avoir ordonné l'élimination à Bagdad du plus puissant des généraux iraniens, Qassem Soleimani. Téhéran a promis de venger sa mort, en temps et en heure, plongeant la région dans l'incertitude.

L'Irak a dit redouter "une guerre dévastatrice" sur son sol après le bombardement qui a tué l'homme responsable de la stratégie iranienne au Moyen-Orient
L'Irak a dit redouter "une guerre dévastatrice" sur son sol après le bombardement qui a tué l'homme responsable de la stratégie iranienne au Moyen-Orient © Maxppp - Ameer Al Mohmmedaw

L'escalade entre les États-Unis et l'Iran se poursuit samedi avec l'annonce, par la télévision d'État, qu'un nouveau raid américain avait visé un convoi des pro-Iran. Mais un porte-parole de la coalition emmenée par les Américains a pour sa part assuré qu'"aucun raid américain ou de la coalition n'avait eu lieu".

Les funérailles du général Qassem Soleimani

Des milliers d'Irakiens ont scandé samedi "Mort à l'Amérique", lors des obsèques du général iranien Qassem Soleimani et de son principal lieutenant en Irak, tués la veille lors d'un raid américain. Le Premier ministre irakien assiste aux obsèques à Bagdad.

Le cercueil de Ghassem Soleimani sera envoyé dimanche en Iran avec des cérémonies de deuil dans la ville sainte de Machhad. Lundi, il y aura des obsèques officiels à Téhéran en présence du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Le général sera enterré mardi matin à Kerman, sa ville natale.

Donald Trump assure ne pas "chercher la guerre" avec l'Iran

Peu après que le président américain Donald Trump a assuré ne pas chercher la guerre avec l'Iran, Washington a de nouveau frappé en Irak. Il y a eu "des morts et des blessés" dans un raid aérien contre un convoi du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran au nord de Bagdad. Donald Trump a déclaré avoir ordonné l'élimination de Soleimani pour "arrêter" une guerre et non pour en commencer une, affirmant qu'une attaque contre des Américains était "imminente".

Téhéran a promis "une dure vengeance" pour la mort de son général le plus populaire que tous au Moyen-Orient pensaient absolument intouchable. Qui sera menée "au bon endroit et au bon moment", a ajouté l'Iran, augmentant les craintes en Irak que le pays ne serve de champ de bataille interposé à ses deux alliés, Téhéran et Washington. 

Bruit de bottes en Irak 

Depuis que les États-Unis ont tué Soleimani, ils ont créé un consensus rare dans un Irak déchiré depuis plus de trois mois par une révolte populaire dénonçant notamment la mainmise de l'Iran. Parce que Washington a "violé la souveraineté de l'Irak", selon les mots des plus hauts dirigeants de l'État, les commandants du Hachd ont appelé leurs combattants à se "tenir prêts".   

Le monde attend la réponse de l'Iran

Dans les grandes capitales, l'inquiétude dominait. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont appelés, et ont dit s'inquiéter du risque de "sérieusement aggraver la situation" au Moyen-Orient. Pékin et Londres ont appelé à la "désescalade".  

Côté économique, les cours du pétrole ont bondi, les marchés craignant des perturbations voire un blocage de pétroliers dans le détroit d'Ormuz.  

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