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International

Cyclone au Mozambique : les Pompiers de l'Urgence Internationale, basés à Limoges, sont prêts à intervenir

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Par , , France Bleu Limousin

Comment aider le Mozambique? Ce pays d'Afrique, dévasté par un cyclone il y a quelques jours, est en proie à une grave crise humanitaire. A Limoges, les Pompiers de l'Urgence Internationale sont prêts à partir. Le Colonel Philippe Besson était l'invité de France Bleu Limousin ce vendredi matin.

Après les dégâts causés par le cyclone, les populations du Mozambique manquent surtout d'eau potable
Après les dégâts causés par le cyclone, les populations du Mozambique manquent surtout d'eau potable © Maxppp - Tiago Petinga

Limoges, France

Comment aider le Mozambique? Ce pays d'Afrique, dévasté par un cyclone il y a quelques jours, est en proie à une grave crise humanitaire. On dénombre déjà plus de 300 morts et des milliers de sinistrés et de sans-abris. A Limoges, les Pompiers de l'Urgence Internationale sont prêts à y aller. Le Colonel Philippe Besson était l'invité de Germain Treille sur France Bleu Limousin ce vendredi matin.

Avez-vous des informations sur ce qui se passe dans le pays ?

Oui, depuis le début des opérations, on est en contact avec des représentants de l'ONU qui sont sur place pour coordonner les secours. On sait qu'il n'y a pas besoin d'équipes spécialisées en sauvetage et en recherches. Par contre il y a des besoins qui portent sur l'eau potable et les équipes médicales, notamment sur le Zimbabwe et le Mozambique.

C'est une région que vous connaissez, sur laquelle vous avez déjà opéré ?

Non, on n'a jamais opéré sur le Mozambique ou le Zimbabwe, mais on est souvent intervenu à Madagascar, on y était il y a encore un an car il y avait eu un autre cyclone. Mais cette fois le cyclone a traversé le canal du Mozambique pour frapper le pays. Cela faisait vingt ans je crois qu'ils n'avaient pas vu un tel cyclone frapper la région.

Vous êtes en pré-alerte ? Vous pourriez partir dans les prochaines heures si on vous le demande ?

Exactement oui, il y a eu un appel à l'aide internationale lancé par le Mozambique, et qui porte sur des moyens très spécifiques. Des contraintes ont été mises aux équipes médicales et aux équipes de secours, contraintes en terme d'immigration, pour obtenir un visa. Donc, nous on ne veut pas s'engager au risque de rester bloquer sur place durant des jours; ce qu'on veut c'est intervenir pour travailler. Donc, on hésite à engager une équipe, mais on reste en contact avec l'Office de coordination de l'aide humanitaire sur place, notamment pour la partie eau potable, car c'est maintenant une de nos spécialités, et ils sont très intéressés par cette proposition.

Là vous vous préparez quand même, au cas où ?

En fait, pour nous c'est assez facile puisque notre matériel est basé à Limoges, on est organisé de telle façon qu'en quelques heures le matériel peut être chargé et l'équipe mobilisée. C'est surtout avoir la garantie de pouvoir intervenir dans de bonnes conditions qui nous manque. Selon les informations que l'on a, il n'est pas trop tard pour intervenir, notamment sur le besoin en eau potable qui va perdurer. On est maintenant doté de deux unités de production d'eau potable, alimentées par photovoltaïque, donc on est autonome. Et on a aussi des personnels spécialisés qui ont l'habitude de mettre en oeuvre ces machines, comme on l'a fait il y a un an à Madagascar.