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Népal : l’appel à la solidarité des associations bretonnes

Par Annaïg Haute, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel lundi 27 avril 2015 à 22:43

Une maison effondrée à Bhaktapur, après le tremblement de terre de 7,9 qui a touché le Népal le 25 avril.
Une maison effondrée à Bhaktapur, après le tremblement de terre de 7,9 qui a touché le Népal le 25 avril. © Maxppp

Après le tremblement de terre qui a ravagé le Népal, plusieurs associations qui travaillent sur place demandent aux Bretons de se mobiliser. Les pompiers costarmoricains qui s’étaient rendus à Haïti pourraient également intervenir au Népal.

Le Secours Populaire le sait, les Bretons sont au rendez-vous quand il s’agit de venir en aide à un peuple sinistré. La secrétaire générale de la fédération du Secours populaire du Finistère Martine Elies se souvient des 27 000 euros récoltés dans le département après le dernier typhon au Philippines.

Cette fois, l’association humanitaire « fait appel au dons financiers exclusivement , explique la représentante finistérienne, l’acheminement de produit coûte trop cher, mieux vaut se fournir sur place  ».

"On est petit, on ne va pas reconstruire Katmandou, mais on veut reconstruire les écoles"  - L'assocation Little world Népal France

Des associations plus modestes appellent elles aussi à la solidarité, comme Claude Feillatre, le président de l'association  Little world Népal France, basée à St-Jacut-de-La-Mer : « On est petit, on ne va pas reconstruire Katmandou avec notre association, nous on veut reconstruire les écoles, donc on va demander de l’aide pour racheter des livres, des cahiers, des tableaux  ».

"Les gens n'ont plus de maison, on ne peut pas envoyer l'argent par courrier" - L'association morbihanaise Babou

C’est dans la même démarche que s’inscrit l’association Babou de Naizin, près de Pontivy. Sa présidente, Claudine Prat, est sans nouvelle des 23 enfants hébergés dans son orphelinat de la périphérie de Katmandou : « on ne peut pas leur envoyer l’argent directement, les connaissances que nous avons là-bas n’ont plus de maisons, alors on ne peut pas leur envoyer de courrier, ce n’est pas possible. Il ne reste plus que nous, nous voulons donc rassembler des dons pour être utiles pendant notre prochain voyage, en septembre. »

DOSS népal ENRO 1

Ces deux humanitaires bretons, qui ont des petites associations, qui agiront sur le long terme, invitent aussi dans l’urgence à donner aux grosses associations, comme le Secours Populaire, qui va très rapidement procéder à des distributions de produit alimentaires de première urgence, mais aussi de dispositifs pour rendre l’eau potable. « Un million d’enfants seraient touchés par le séisme , explique Martine Elies, il faut aussi aider les familles et les personnes blessées dans le tremblement de terre  ».

Des pompiers costarmoricains en renfort?

Les pompiers de l’association PICA (Pompier international Cotes-d’Armor) sont eux aussi mobilisés. Ils envisagent de partir sur place, dès que la mission d’évaluation (consituée de pompiers drômois) aura estimé les contraintes logistiques et les besoins. PICA regroupe des pompiers professionnels, volontaires, médecins ou infirmiers en activité ou à la retraite, et est déjà intervenu en Haïti.