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PHOTOS - Beyrouth-Toulouse, la terrible ressemblance des images

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le drame de Beyrouth rencontre un écho forcément particulier, près de 19 ans après la catastrophe AZF. Les Toulousains se souviennent et se sentent d'autant plus concernés qu'il y a le poids des images qui sont les mêmes ou presque. France Bleu Occitanie décrypte.

Le site AZF de Toulouse (21 septembre 2001) et le port de Beyrouth (5 août 2020)
Le site AZF de Toulouse (21 septembre 2001) et le port de Beyrouth (5 août 2020) - Pascal Pavani AFP / Houssam Shbaro Anadolu Agency

Comme à Toulouse en 2001, c'est le nitrate d'ammonium qui est l'explosif qui a provoqué d'immenses dégâts, et la mort de plus de 110 personnes (ndlr : bilan provisoire) à Beyrouth ce mardi soir. Il était présent en beaucoup plus grande quantité puisque selon les premiers éléments fournis par les autorités libanaises, ce sont 2 500 tonnes de cet engrais chimique hautement inflammable qui ont explosé, contre 300 dans la ville rose il y a 19 ans. Les conséquences semblent encore plus graves, mais comme les montrent ces photos sélectionnées par France Bleu Occitanie, les images sont les mêmes ou presque.

Le site, un pôle industriel transformé en no man's land

Comme en 2001, la photo du site du port de Beyrouth fait froid dans le dos. On y voit les restes les plus hauts du bâtiment où étaient stockées les engrais, comme on voyait en 2001 les quelques squelettes des bâtiments d'AZF, et surtout la fameuse "tour AZF" rouge et blanche, symbole de la catastrophe toulousaine.

Le site AZF de Toulouse (21 septembre 2001) et le port de Beyrouth (5 août 2020)
Le site AZF de Toulouse (21 septembre 2001) et le port de Beyrouth (5 août 2020) - Pascal Pavani AFP / Houssam Shbaro Anadolu Agency

Le dégâts sont estimés à plus de 3 milliards de dollars pour Beyrouth. C'était 2,5 milliards d'euros pour Toulouse.

Les vitres et toitures des bâtiments soufflées

Les Toulousains ont tous pensé à AZF en allumant leur télé ou leur radio hier soir, ou en lisant les sites d'info, au bruit de 2001 aussi...Pour ceux qui n'étaient pas au plus près de l'explosion ou en voiture sur le périphérique ouest, ils ont pensé à un avion qui franchissait le mur du son. Mais très vite l'explosion n'a fait aucun doute, beaucoup d'immeubles de la zone ouest de Toulouse étant endommagées et les vitres étant quasiment toutes brisées. Là aussi, la comparaison en images des deux drames est parlante.

Le toitures et les vitres des bâtiments soufflées par l'explosion à Toulouse comme à Beyrouth
Le toitures et les vitres des bâtiments soufflées par l'explosion à Toulouse comme à Beyrouth - Jean Roig Maxppp / Houssam Shbaro Anadolu Agency

Les blessés qui appellent à l'aide ou errent

L'étendue de la catastrophe se mesure aussi dans les premiers instants au nombre de victimes. AZF a fait 31 morts et 2 500 blessés. Le bilan de 113 morts et 4 000 blessés, à Beyrouth ce mercredi, n'est que provisoire puisque plusieurs dizaines de disparus sont encore recherchés. Ces blessés, pour certains en sang, qui attendent de l'aide, constituent évidemment un autre point commun entre les deux catastrophes.

Les blessés, après AZF comme mardi à Beyrouth, ont attendu hébétés l'arrivée des secours
Les blessés, après AZF comme mardi à Beyrouth, ont attendu hébétés l'arrivée des secours - Nicolas Auer Maxppp / Ibrahim Amro AFP

Les services de secours débordés

Aucun système de secours n'est complètement calibré pour faire face à ce genre de catastrophe, ni en France, ni au Liban. On reste donc marqué par ces images de blessés qui attendent, mais aussi par ces scènes de pompiers, ambulanciers, secouristes et policiers qui font de leur mieux pour parer au plus pressé.

Plus de 2 500 blessés à Toulouse en 2001, 4 000 dénombrés au dernier bilan au Liban
Plus de 2 500 blessés à Toulouse en 2001, 4 000 dénombrés au dernier bilan au Liban - Nicolas Auer AFP / Ibrahim Amro AFP

A Toulouse, des renforts étaient arrivés immédiatement de tous les départements voisins et de toute la France. A Beyrouth aujourd'hui, c'est la solidarité internationale qui s'organise avec notamment trois avions sanitaires dépêchés par la France.

Les voitures figées par les débris ou le souffle de l'explosion

C'est la dernière image marquante de 2001 qu'on retrouve presque à l'identique en 2020. Celle des voitures ou des camions écrasés par des débris de l'explosion, ou littéralement figés par le souffle de l'explosion. Le site AZF était situé sur le bord de la rocade ouest de Toulouse et on se souvient de ces images de voitures déformées et d'une route recouverte de poussières de fumées et de débris. A Beyrouth, dans plus de la moitié de la ville, la circulation a été stoppée net.

Des dégats comparables sur les voitures, en marche ou à l'arrêt
Des dégats comparables sur les voitures, en marche ou à l'arrêt -

Et les questions posées dans les heures qui suivent le drame se ressemblent forcément. En 2001 en France, 10 jours seulement après le Word Trade Center, la piste de l'attentat avait d'abord été évoquée. Pour le Liban, pays sensible c'est vrai, seul Donald Trump s'est aventuré à parler d'un "attentat". L'enquête ne fait que commencer mais rien, dans les déclarations des autorités libanaises, ne laisse penser que cette piste est privilégiée.

La comparaison pourrait se poursuivre et elle paraît évidemment logique puisque les causes et les conditions semblent semblables à l'échelle d'une grande ville. Aujourd'hui à Toulouse, le site AZF n'existe plus, on trouve à la place l'un des fleurons médicaux de la ville, l'Oncopole, et une centrale solaire qui doit être prochainement inaugurée.

La catastrophe reste dans les esprits des Toulousains et le marathon judiciaire des victimes et familles de victimes vient seulement de s'achever. En décembre dernier, la Cour de Cassation a rejeté le recours de Total qui demandait un quatrième procès. Le pétrolier a été condamné à 225 000 euros d'amende et le directeur du site à 15 mois de prison avec sursis...19 années plus tard.

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