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International

VIDÉOS - Emmanuel Macron assume sans complexe sa charge de co-prince de la Principauté d'Andorre

Emmanuel Macron a achevé vendredi soir une visite de 24 heures en Andorre. Pas en tant que président de la République française, mais en tant que chef d'état et co-prince de la Principauté pyrénéenne. Très à l'aise dans sa fonction, il a parcouru le pays pour aller à la rencontre de ses "sujets".

Le co-prince Emmanuel Macron a passé de longues heures à la rencontre des andorrans
Le co-prince Emmanuel Macron a passé de longues heures à la rencontre des andorrans © Radio France - Sébastien Berriot

Occitanie, France

C'est une visite marathon qu'Emmanuel Macron vient de terminer ce vendredi soir dans la Principauté d'Andorre. Une visite en tant que co-prince du petit pays enclavé dans les Pyrénées. C'est une tradition, tous les présidents de la Cinquième République viennent une fois en Andorre au cours de leur mandat pour montrer qu'ils assument leur charge de co-prince qui remonte à la période de Charlemagne. 

  - Radio France
© Radio France - Photo Sébastien Berriot

Macron parfaitement bien dans sa fonction de prince

Au cours de cette visite, Emmanuel Macron s'est montré très à l'aise dans sa fonction princière. Arrivé jeudi soir (premier président français à dormir en Andorre), il a parcouru la quasi-totalité de la Principauté, en se rendant dans chacune des 7 paroisses andorranes (équivalent des communes). Emmanuel Macron est allé à la rencontre de ses "sujets"andorrans. Et pour bien marquer physiquement ce lien particulier qui unit sa personne au peuple andorran, il a pris le temps, pendant de longues heures, de discuter avec les milliers de personnes venues à sa rencontre dans les villages. Le co-prince a enchaîné pendant toute la journée les selfies et les autographes qu'il a même signés sur des baskets et des avant-bras.

Pas de drapeau français

A l'occasion de ce déplacement princier, les Andorrans ont montré qu'ils étaient eux aussi très attachés à ce statut de co-prince qui est partagé entre le président français et l'évêque espagnol d'Urgell en Catalogne. Emmanuel Macron qui n'était pourtant jamais venu en Andorre a été acclamé  et applaudi tout au long de la journée, illustrant cette relation singulière entre le président et la population. Des Andorrans qui étaient venus avec leur drapeau. Pour bien montrer que la Principauté recevait son chef d'état et non pas le président français, aucun drapeau français n'était visible. La voiture d'Emmanuel Macron elle aussi arborait le seul drapeau andorran.

Nous sommes un tout petit pays. Le co-prince français est très important. Il nous assure une protection en cas de problème. (Anna, habitante d'Andorre-la-vieille)

Le co-prince avec les Andorrans - Radio France
Le co-prince avec les Andorrans © Radio France - Sébastien Berriot

Critique voilée sur la fiscalité

Emmanuel Macron a confirmé à plusieurs reprises son attachement à la charge de co-prince, notamment en fin de journée, lors d'un discours à la population prononcé en extérieur, sur la place du Peuple à Andorre-la-vieille. Le co-prince s'est aussi exprimé à ce moment sur d'autres sujets. Il a d'abord encouragé l'Andorre à se rapprocher de l'Union européenne, critiquant de façon implicite la fiscalité encore très allégée qui est appliquée dans la principauté, même si l'Andorre n'est officiellement plus un paradis fiscal depuis 2010.

Emmanuel Macron a plaidé pour la relance des échanges entre la France et l'Andorre, notamment sur le plan économique. C'est dans cet objectif que l'état français va s'engager financièrement pour améliorer la liaison routière entre la France et la Principauté, avec à terme un élargissement de la chaussée. La RN 22 qui permet d'accéder à l'Andorre depuis l'Ariège et les Pyrénées-Orientales avait été fermée plusieurs jours au printemps dernier suite à un éboulement.

Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement andorran - Radio France
Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement andorran © Radio France - Sébastien Berriot

Macron ne s'implique pas sur l'avortement

Enfin sur la question de l'avortement, toujours interdit en Andorre, même en cas de danger pour la mère, Emmanuel Macron a déçu les associations féministes qui comptaient sur lui pour faire pression sur ce sujet sensible. En tant que co-Prince, il n'a pas souhaité prendre position. "J'ai toujours défendu le droit des femmes à disposer de leur corps et en tant que président français j'ai fait de l'égalité hommes-femmes une priorité", mais "en tant que co-prince, qui serais-je pour dire à votre peuple ce qu'il convient de faire. Il vous appartiendra lors d'élections d'obtenir la majorité qui vous permettra ces évolutions", a-t-il déclaré  en s'adressant à  des militantes pro-avortement. On ne sait pas si le sujet a été abordé lors de son entrevue avec l'autre co-prince l'évêque d'Urgell qui lui défend ardemment le maintien de la pénalisation de l'avortement.

Emmanuel Macron avec l'autre co-prince, l'évêque espagnol d'Urgell - Radio France
Emmanuel Macron avec l'autre co-prince, l'évêque espagnol d'Urgell © Radio France - Sébastien Berriot

Le reportage de Sébastien Berriot en Andorre

Emmanuel Macron ne veut pas faire pression sur le gouvernement andorran sur le sujet sensible de l'avortement

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