International

Plus de 200 personnes réunies à Amiens en soutien aux habitants d'Alep en Syrie

Par François Sauvestre, France Bleu Picardie samedi 17 décembre 2016 à 19:20

Plus de 200 personnes se sont rassemblées devant la gare d'Amiens
Plus de 200 personnes se sont rassemblées devant la gare d'Amiens © Radio France - François Sauvestre

Amnesty International a organisé ce samedi des rassemblements partout en France pour alerter une nouvelle fois sur le désastre à Alep. Les trêves militaires y sont constamment rompues et les civils meurent par dizaines chaque jour. A Amiens plus de 200 personnes sont venues dire stop à la guerre.

"On ne libère pas une ville en bombardant". C'est l'un des messages inscrit sur les nombreuses affichettes des manifestants qui se sont rassemblés ce samedi sur le parvis de la gare d'Amiens, en soutien aux habitants de la deuxième plus grosse ville de Syrie, Alep. A l'appel de l'ONG Amnesty International, des dizaines de rendez-vous du même genre ont été organisés partout en France et à travers le monde pour dire stop au massacre.

Reportage France Bleu Picardie

Message laissé sur le parvis de la gare d'Amiens - Radio France
Message laissé sur le parvis de la gare d'Amiens © Radio France - François Sauvestre

A Amiens plus de 200 personnes se sont réunies. Au milieu du cercle qui s'est formé, sur le sol de ce parvis de gare, quatre lettres inscrites à la craie : A-L-E-P. Au fur et à mesure ces lettres sont recouvertes de bougies puis de messages. Dans la foule, des familles, des anonymes venus dire "stop aux bombes". Également présents des syriens qui ont fuit le conflit.

Je suis touché par le grand coeur des français. Oussam, syrien installé à Amiens

Oussam, a quitté Damas en 2013, il y était professeur d'université. Oussam s'inquiète pour certains de ses proches qui sont toujours en Syrie. Ce syrien de 42 ans veut croire à la fin de la guerre mais sait que "ce sera encore long" et qu'il y aura "d'autres victimes". A beaucoup de français qu'il a croisé cet après midi, Oussam a dit "merci". La politique, la diplomatie, c'est autre chose mais là ce sont des citoyens qui se mobilisent. Une manière de dire que la société civile a son rôle à jouer.

Il n'est pas trop tard.

C'est pour porter ce message qu'Amnesty International a organisé ces rassemblements. L'ONG, qui alerte sur les massacres, les armes chimiques, les emprisonnements, les bombardements depuis le début de la crise syrienne en février 2011 insiste pour "faire pression pour que l'évacuation des derniers quartiers rebelles d'Alep se fasse et que la trêve militaire soit respectée".

Geneviève Garrigos, porte parole d'Amnesty France