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Dossier : Brexit

Plus de trois mois après l'entrée en vigueur du Brexit, des pêcheurs attendent toujours leurs licences

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Malgré l'accord entre Londres et Bruxelles dans le cadre du Brexit, les pêcheurs commencent à trouver le temps long. Trois mois après, plus de deux tiers d'entre eux n'ont toujours pas leurs licences pour se rendre dans les eaux territoriales britanniques.

A Capécure, le quartier du poisson, à Boulogne-sur-mer, les pêcheurs s'impatientent..
A Capécure, le quartier du poisson, à Boulogne-sur-mer, les pêcheurs s'impatientent.. © Radio France - Matthieu Darriet

Plus de 3 mois après le début du Brexit, la question de la pêche n'est toujours pas réglée. Dans les Hauts-de-France, seulement 22 navires ont reçu des licences sur 110 au total. Ces documents sont pourtant désormais indispensables pour accéder aux eaux territoriales britanniques, situées entre 6 et 12 milles marins des côtes anglaises.

L’autre problème qui se pose est celui de la « clause du grand-père ». Pour obtenir la fameuse licence, il faut que les marins puissent prouver une antériorité de présence dans cette zone des 6-12 milles, ce qui est très compliqué.

Bruno Margollé, marin pêcheur à Boulogne-sur-Mer et président de la coopérative maritime étaploise, ne cache pas sa déception."Le 24 décembre au soir, on était soulagés, c'était bon. Et puis au fur et à mesure des jours, des semaines, des mois, on a réalisé que les prétentions des britanniques étaient bien au delà de ce qu'on imaginait. Si, après l'été, tous ces bateaux n'ont pas leur licence, ce sera catastrophique."

On a des confrères étrangers qui ne veulent plus aller en Grande-Bretagne - Jean-Pierre Devigne le patron de RDV transports à Calais

Autre point sensible, la mise en place des nouvelles mesures douanières et les conséquences pour les transporteurs français. Si des difficultés ont été constatées du coté français en janvier tout semble aller mieux depuis. Mais c'est de l'autre côté de la Manche que les entreprises de transport ont plus de difficultés.  "On est sollicités par des italiens, des espagnols, pour acheminer leurs remorques car ils n'ont pas envie d'y aller", raconte Jean-Pierre Devigne le patron de RDV transports à Calais.

"Les anglais ont énormément de formalités. Ils ne sont pas suffisamment formés ou ne sont peut-être pas assez nombreux, ce qui provoque de l'attente pour les véhicules."

Pour Michel Barnier, le conseiller spécial de la commission européenne sur le Brexit, et invité de France Bleu Nord ce vendredi matin, "il y a des retards administratifs" sur les licences pour les pêcheurs. "Je ne veux pas faire de procès d'intention mais les autorités françaises doivent veiller à ce que les autorités britanniques aillent plus vite, c'est une question de confiance". 

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