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Pompiers envoyés à Beyrouth : "On sait qu'on ne retrouvera pas de personnes vivantes"

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Par , , France Bleu Orléans

Sandrine Meron Taupin et Eric Formal sont sapeurs-pompiers à la caserne de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret. Tous les deux ont été envoyés à Beyrouth par l'ONG Pompier de l'Urgence internationale. A la veille de leur retour en France, ils racontent leur expérience au milieu du chaos.

Au Liban, le port de Beyrouth a été détruit après l’explosion du mardi 4 août 2020.
Au Liban, le port de Beyrouth a été détruit après l’explosion du mardi 4 août 2020. © Radio France - Nathanael Charbonnier

Membres de Pompier de l'Urgence internationale, une organisation non-gouvernementale qui dépend des Nations Unies, Sandrine Meron Taupin, sapeur-pompier volontaire, et Eric Formal, sapeur-pompier professionnel, sont à Beyrouth. Tous les deux sont issus de la caserne Orléans-Nord à Fleury-les-Aubrais.

Sur les lieux des deux explosions qui ont endeuillé la capitale du Liban une semaine plus tôt, les deux Loirétains participent notamment au déblaiement de la caserne de pompier qui a été largement détruite par la déflagration. "En plus d'avoir perdu leurs hommes, ils ont perdu leur moyen de travail", constate Sandrine Meron Taupon. 

Ce n'est pas peine perdue, ça leur permet de faire le deuil

Leur mission est avant tout de participer aux recherche pour retrouver les pompiers qui avaient été dépêchés sur le port entre la première et la seconde explosion. "A l'heure actuelle, on sait que là-bas on ne retrouvera pas de personnes vivantes", ajoute la sapeur-pompier. 

"On sait que c'est quelque chose de très important pour nos collègues libanais, on l'a vu sur le site : dès qu'on avait un doute ou qu'un chien avait un comportement de découverte, les collègues venaient tout de suite pour prendre des nouvelles", raconte Eric Formal, pompier depuis près de 25 ans. "Les missions sont plus faciles à réaliser parce qu'on sait que ce n'est pas peine perdue, ça leur permet de faire le deuil."

Au milieu du chaos

Après avoir travaillé au milieu du chaos pendant une semaine, les deux pompiers s'apprêtent à rentrer en France. 

"Il n'y a plus rien, il y a un cratère à la place d'un entrepôt, des conteneurs sont éventrés", détaille Sandrine Meron Taupin. "On voit une population meurtrie, on est humainement touchés."

"La première chose qui nous a sauté aux yeux, c'est de voir des gens qui sortaient avec des pelles, des balais, pour ramasser tout le verre et les matériaux qui ont été dispersés aux quatre coins de la ville", poursuit Eric Formal qui souligne la solidarité qui règne au sein de la population libanaise.

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