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Suisse : pour éviter les cambriolages, un maire veut fermer une partie de la frontière la nuit

Alors que le village suisse de Boncourt assiste à une recrudescence des cambriolages, le maire de la commune demande que certains postes frontières non-surveillés soient fermés la nuit. Objectif: éviter aux malfaiteurs de s'introduire sur le territoire suisse ou de leur éviter de sortir du pays.

Le maire veut entre autres fermer l'ancienne douane de Boncourt la nuit
Le maire veut entre autres fermer l'ancienne douane de Boncourt la nuit © Radio France - William Gay Costa

Le maire de la commune frontalière suisse de Boncourt assiste depuis quelques semaines à une recrudescence des cambriolage, dans son village et dans ses alentours : des actes qu'il attribue à des personnes venues de l'étranger, des pays de l'Est en particulier. Alors, il milite pour une solution qui ne plaît pas à tout le monde : la fermeture d'une partie de la frontière avec la France la nuit, notamment l'ancienne douane pour éviter aux criminels de circuler trop facilement. Lionel Maître veut que seul le point de passage de Delle sur la N1019 reste ouvert, là où des gardes frontières sont présents en permanence.

Un projet qui divise

La mesure rencontre des critiques des deux côtés de la frontière. Sur le parking d'un supermarché de Delle, en France, Christophe termine de ranger ses courses. Ce père de famille suisse estime que fermer la frontière la nuit n'est pas la bonne méthode : "A mon avis, les solutions doivent se trouver en partenariat et pas en se divisant les uns les autres. Il doit y avoir des discussions des 2 côtés de la frontière et et je verrais plutôt à une réponse coordonnée entre les gendarmeries française est jurassienne.

Même constat pour Jean-Jacques Duprez, le maire de Lebetain, ville frontalière française qui ne voit pas à quoi servira de fermer certains passage entre les deux pays : "Ça change et ça complique les choses pour tous ceux qui respectent les règles. Mais pour ceux qui ne les respectent pas, ça change pas grand-chose, déplore le maire. La nature du terrain permet un passage en négligeant les voies officielles. On peut traverser la frontière à peu près n'importe où", explique-t-il.

Des critiques que le maire de Boncourt Lionel Maître entend. Pour lui, il ne s'agit que d'une étape dans un plan plus vaste de protection de la frontière : "Effectivement, il ne faut pas faire ça seulement à Boncourt, admet l'édile. Le corps des gardes-frontière pourrait être sollicité. Et puis, nous pourrions mettre également l'armée en patrouille dans les forêts. C'est je pense grâce à ça qu'on arrivera à être dissuasif", estime l'élu.

Pour l'instant, il ne s'agit que d'un projet. Le maire n'a pas la compétence suffisante pour le mettre en place et espère obtenir l'appui du gouvernement fédéral de la Suisse.

Lionel Maître, le maire de Boncourt
Lionel Maître, le maire de Boncourt © Radio France - William Gay Costa

Une mesure qui ne vise pas les Français

Après la fermeture de la piscine de Porrentruy en Suisse aux résidents non-suisses (en partie français), le maire se défend de toute discrimination envers les Français. "Ce n'est pas une mesure anti-frontaliers parce qu'on le sait très bien, les gens en cause viennent de plus loin que juste à côté de chez nous. Ce n'est pas dans le but de froisser nos voisins", tempère le maire.

"A Boncourt, peut-être encore plus que dans d'autres villages, on est bien conscient que l'on a besoin de la main d'oeuvre frontalière. On travaille aussi ensemble, on a des projets communs. Et puis ça va dans les 2 sens, explique le maire. Le citoyen de Boncourt, quand il rentrera de vacances ou qu'il devra partir en vacances en France voisine ou plus loin, il devra aussi faire le petit détour par la douane autoroutière si un jour ce projet aboutit".

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