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International

Saint-Etienne-du-Rouvray : un "monde de paix est possible" pour les jeunes du 93 aux JMJ

mercredi 27 juillet 2016 à 9:17 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Après l'assassinat d'un prêtre dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, l'effroi a gagné les jeunes participants des JMJ, qui débutent en Pologne. Parmi eux, 125 jeunes du diocèse de Saint-Denis ont fait le déplacement.

De jeunes pèlerins pour la messe d'inauguration des JMJ dans le parc de Blonia à Cracovie, le 26 juillet.
De jeunes pèlerins pour la messe d'inauguration des JMJ dans le parc de Blonia à Cracovie, le 26 juillet. © Maxppp - Radek Pietruszka

Seine-Saint-Denis, France

Ils ont appris la nouvelle via leurs téléphones portables. Un prêtre a bien été tué, en France, pendant la messe, à Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, ce mardi. "Cela me touche particulièrement" explique Iris Zouménou, 28 ans, partie de Romainville, en Seine-Saint-Denis, avec 124 autres jeunes de son diocèse de Saint-Denis, qui ont fait le déplacement pour ces Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), à Cracovie, en Pologne. "Je me mets en communion de prière avec les proches, la famille de ce prêtre, les paroissiens et les chrétiens du monde entier" ajoute la jeune femme.

De la "tristesse plus que de l'étonnement"

La communauté catholique a donc été visé par l'attaque, mais malgré tout, les jeunes que nous avons pu joindre disent ne pas avoir peur. "La je regarde autour de moi et je vois des jeunes du monde entier qui prient en français, en espagnol, en arabe, donc, non, je n'ai pas peur, je me sens à ma place, dans ma famille" explique Iris.

Le père Benoît Aubert, d'Aubervilliers, qui les accompagne, témoigne de sa "tristesse plus que de l'étonnement". "Je me suis toujours dit que c'était possible" ajoute le prêtre qui craint plus les discours de haine qu'une attaque en elle-même. "Que ma vie s'arrête demain, ce n'est pas.... mais qu'on s'enferme dans un discours de haine et de rejet, cela voudrait dire que les terroristes auront gagné" explique-t-il.

Le père Benoît Aubert, qui accompagne les jeunes du diocèse de Saint-Denis, en Pologne

Prier pour ceux qui "ont été capables de poser de tels actes

Alors les jeunes mettent en avant leur foi, qui n'est pas ébranlée. "Ces JMJ, c'est une rencontre internationale où on est en train de batir un monde nouveau, une civilisation d'amour, une civilisation de paix", défend la soeur Aurélie D'Aboville, venue de Bondy, "je crois que ce meurtre me donne en vie de croire qu'un monde de paix est vraiment possible".

"Notre réponse ce n'est pas la vengeance, c'est vraiment la miséricorde, c'est le pardon" ajoute le père Benoît, "donc bien sur je prie pour les victimes mais comme chrétien je pense qu'il est normal de prier pour ceux qui avaient une conscience tellement obscurcie qu'ils ont été capables de poser de tels actes".

Les jeunes du diocèse de Saint-Denis ont réagi au drame à Cracovie, en Pologne, où ils participent aux JMJ. Rémi Brancato

Le pape François est attendu ce mercredi à Cracovie. Les JMJ durent jusqu'à dimanche 31 juillet.