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Sardaigne : quand le pouvoir régional tente d'empêcher les médecins de communiquer sur le COVID-19.

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Par , , France Bleu RCFM

En Sardaigne, cette décision des autorités étonne alors que l'île est touchée de plein fouet par la crise, avec 30 décès à ce jour.

Drapeau sarde
Drapeau sarde

Comme tout le reste de l'Italie, la Sardaigne est durement impactée par la crise du COVID-19. Pourtant, les autorités régionales ont décidé de tenter de contrôler et de centraliser au maximum la communication. Dans l'île, la réaction de la presse et des médecins sardes ne s'est pas faite attendre.

Témoignage d'un journaliste sur place

Installé à Cagliari, Vito Biolchini témoigne. Il est journaliste et producteur de l'émission Mediterradio que FranceBleu RCFM co-produit avec la Sardaigne, la Sicile, Malte et la Tunisie. Il explique "La décision a été prise par l’assesseur régional à la santé en Sardaigne. Le 13 mars dernier, il a envoyé une note aux médecins généralistes, aux directeurs d’hôpitaux et aux chefs de services des maladies infectieuses. La note proclamait la centralisation de l’information de la région, mais imposait également à tous les médecins de ne pas s’exprimer sur les réseaux sociaux et de ne pas communiquer avec les journalistes".

Ces injonctions étaient même accompagnées de menaces et de mesures disciplinaires. Malgré cela, l’effet attendu a été inverse comme le souligne notre confrère "Cela a déchaîné la colère de l’ordre des journalistes sardes et de certains médecins, et paradoxalement, cette censure a amené des médecins à parler avec les journalistes pour dénoncer les conditions pitoyables du système sanitaire dans la région". 

Depuis lors, la communication se fait donc de façon anonyme. Toutefois, même si les noms et prénoms ne sont pas connus "On sait grâce à ses témoignages l’avancée de l’épidémie chez nous et la situation dans les hôpitaux sardes" témoigne sur place Vito Biolchini.

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