International

Séisme : des Bretons attendent toujours des nouvelles de leurs proches sur place

Par Annaïg Haute, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel lundi 27 avril 2015 à 21:56

 Claudine Prat est toujours sans nouvelle des 23 enfant, de 2 à 16 ans, qu’elle accompagne dans un orphelinat de la banlieue de
Claudine Prat est toujours sans nouvelle des 23 enfant, de 2 à 16 ans, qu’elle accompagne dans un orphelinat de la banlieue de © photo personnelle - Claudine Prat

Les communications restent toujours très compliquées, au Népal. Des Bretons qui ont de la famille près de Katmandou ou qui aident des étudiants et des orphelinats sur place s’inquiètent. Ils sont toujours sans nouvelles de leurs proches.

Oumech est un peu perdu. Le jeune népalais est en Bretagne pour suivre des études de médecine, et il n’a eu aucun contact direct avec ses proches depuis le tremblement de terre qui a ravagé sa ville de Katmandou, samedi.

"Ce n'est pas possible de les avoir au téléphone, je prie, mais c'est très difficile" - Un jeune népalais en Bretagne pour ses études

Alors même si un cousin qui a réussi à joindre des gens sur place l’a un peu rassuré, il aimerait un contact direct avec ses proches. "Ce n'est pas possible pour l'instant de les avoir au téléphone, mais je prie. En fait, il n'y a pas d'électricité dans le centre, et pas internet, alors les gens ne peuvent pas charger les téléphones ou quoique ce soit. Ils dorment dehors, c'est très difficile. C'est vraiment triste."

DOSS népal ENRO 2

Le jeune étudiant est épaulé par Claude Feillatre, le président de l'association  Little world Népal France , basée à St-Jacut-de-La-Mer. Le Breton passe 3 mois par an au Népal, il finance les études de jeunes dans le pays, et il a réussi via ses relais à joindre la plupart de ses protégés. Pourtant, il le reconnaît, il déprime en regardant les images défilées sur son ordinateur, et appelle donc les Bretons à se mobiliser, en donnant aux associations humanitaires.

"Secouée comme un orangina" - Le SMS d'une rescapée originaire de Lannion

L’aide humanitaire, c’est d’ailleurs indispensable pour Christian. Le Lannionais attend des nouvelles récentes de sa fille Géraldine, qui se trouve à Bhaktapur, près de Katmandou. Une zone particulièrement sinistrée, totalement inaccessible pour le moment, selon le Quai d’Orsay. Le père de famille a joint la cellule de crise mise en place par le Ministère des Affaires étrangère, mais il a eu directement quelques nouvelles : "Au début, nous avons reçu 3 SMS, des messages rassurants, avec de l’humour. Elle disait qu’elle était secouée comme un Orangina, mais depuis 24h, plus rien." Une absence de nouvelle qui s’explique sans doute par le manque de liaison téléphoniques, et faute d'électricité, les téléphones, qui avaient déjà du mal à passer sont surement déchargés.

Les enfants étaient à l’école, dans un bâtiment ancien à étage, au moment où la terre a tremblé. - Aucun(e)
Les enfants étaient à l’école, dans un bâtiment ancien à étage, au moment où la terre a tremblé. - Claudine Prat

 

23 enfants d'un orphelinat parrainé par une association morbihanaise portés disparus

Inquiétude aussi à Naizin, près de Pontivy pour Claudine Prat, présidente de l’association Babou . Elle est sans nouvelle des 23 enfants hébergés dans son orphelinat de la périphérie de Katmandou. Elle vit dans l’angoisse car au moment du tremblement de terre, les enfants étaient à l’école, un vieux bâtiment de deux étages : "On n'a pas du tout de nouvelles, les routes sont dans un état lamentable, personne ne peut se rendre à l’orphelinat et les communications sont toutes coupées". Selon elle, l’espoir s’amenuise : "c’est la panique" , explique cette bénévole très investie, qui a décidé de récolter des dons, pour préparer son prochain voyage au mois de septembre, et ainsi aider le pays à se reconstruire (contact : claudine.prat@hotmail.fr).

DOSS 6h48 - Nepal pontivy - 6H48