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International DOSSIER : Séisme et tsunami en Indonésie

Séisme et tsunami en Indonésie : plusieurs bénévoles français ne peuvent pas accéder aux lieux du drame

dimanche 7 octobre 2018 à 13:20 Par Oanna Favennec, France Bleu Azur et France Bleu

Alors que les autorités indonésiennes annoncent ce dimanche que jusqu’à 5.000 personnes sont présumées disparues dans les deux sites de Palu, plusieurs membres d’ONG françaises expliquent qu’ils n’ont jamais pu arriver sur place, dix jours après le drame.

Dans les décombres, les vestiges d'une mosquée, à Palu
Dans les décombres, les vestiges d'une mosquée, à Palu © AFP - MOHD RASFAN

"C’est honteux. On vient les sauver et ils nous emm… " Patrick Villardry, pompier azuréen, spécialiste des chiens de décombres, ne mâche pas ses mots, au micro de Joël Bronner de RFI. Il était à Gênes en août dernier, lors de l’effondrement du viaduc. Mais cette fois-ci, lui et les cinq autres membres de son ONG n’ont pas pu accéder aux lieux du séisme et du tsunami qui ont touché Palu, en Indonésie, le 28 septembre. Ils sont bloqués dans différents aéroports depuis près d’une semaine. A priori, il y aurait des problèmes administratifs avec les chiens.

"On a dépassé les 10.000 euros pour rester dormir par terre dans un aéroport." — Patrick Villardry, pompier 

"Depuis jeudi, il y a des bulles et des pelleteuses, donc on sent bien que la volonté de sortir des gens vivants, elle n’y est plus. Huit-dix jours après, on peut encore sauver des vies humaines, sur un terrain de décombres, il y a toujours possibilité. Mais encore faut-il arriver !, s'emporte-t-il. Je comprends qu’ils ne veuillent pas de chiens, mais il fallait nous le dire au départ, reprend l'Azuréen. _S’ils nous avaient dit au départ "On veut des sous", on serait restés à la maison ! Là aujourd’hui, on a dépassé les 10.000 euros pour venir ici, pour rester dormir par terre dans un aéroport."_ Les cinq pompiers, l’infirmière et les deux chiens repartent donc en France.

Des médicaments refusés

Même mésaventure pour ces trois Dromardéchois de l’association Aides Actions Internationales Pompiers (AAIP), un médecin de Guilherand-Granges et deux infirmières. Ils sont à allés à Singapour, Djakarta et Bornéo, mais n’ont jamais pu accéder aux lieux du drame. Pire, le docteur Pierre Fouillant explique qu’ils ne sont pas les bienvenus : "Le responsable des secours (l’équivalent de la sécurité civile en France) a annoncé qu’on n’avait plus à être sur place, et qu’ils nous conseillaient de rentrer. Conseillaient fortement. Une ONG allemande qui avait réussi à atteindre Palu a vu débarquer à 6h du matin les militaires qui leur ont demandé de rentrer impérativement dans les 12h."

"Nous avons proposé de laisser le matériel médical en terme de médicaments, et cela a été refusé", ajoute-t-il, pantois. Pourtant, "il y a encore des gens en souffrance", relève-t-il. "Compte tenu des images que nous avons vues, il a certainement encore énormément de blessés dans des hôpitaux un peu partout."  

Jusqu'à 5.000 personnes présumées disparues

Muhammad Syaugi, le chef de l'agence indonésienne de recherches et de secours a déclaré à l’AFP ce dimanche que l’espoir de retrouver des survivants était quasiment réduit à néant : "On est à J+10. Ce serait un miracle de trouver quelqu'un en vie." 

Le séisme qui a touché Palu, localité de l’île indonésienne des Célèbes le 28 septembre a été suivi d’un tsunami. Jusqu’à 5.000 personnes sont présumées disparues, a annoncé ce dimanche un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Pour l'heure, 1.763 corps ont été retrouvés, selon un dernier bilan.