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International

Syrie : après l'attaque chimique présumée, Donald Trump menace le régime de Bachar Al-Assad

lundi 9 avril 2018 à 21:27 - Mis à jour le mardi 10 avril 2018 à 7:52 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Après l'attaque chimique présumée de Douma samedi, les États-Unis menacent le régime syrien de frappes militaires, et accusent la Russsie et l'Iran de complicité. Une réunion du conseil de Sécurité de l'ONU se tient en urgence.

Des enfants reçoivent un traitement après l'attaque présumée chimique de samedi, à Douma.
Des enfants reçoivent un traitement après l'attaque présumée chimique de samedi, à Douma. © AFP - WHITE HELMETS/ANADOLU AGENCY

Le président américain Donald Trump a promis lundi des "décisions majeures" sur la Syrie sous 48 heures, accentuant la pression sur le pouvoir de Bachar Al-Assad après une attaque chimique présumée contre une ville rebelle, qui a provoqué un tollé international. Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont réunis ce lundi soir en urgence pour discuter de cette attaque.

Les États-Unis n'excluent pas des frappes contre le régime syrien 

Interrogé sur une éventuelle frappe militaire, le président Donald Trump a affirmé ce lundi soir que "toutes les options" étaient sur la table, précisant qu'il était en discussion avec les responsables militaires américains.

"C'était atroce, horrible", a lancé Donald Trump, évoquant l'attaque présumée aux "gaz toxiques". "Nous prendrons des décisions majeures dans les 24/48 heures", a-t-il martelé depuis Washington.

Donald Trump accuse la Russie et l'Iran de complicité 

Le président américain avait déjà averti le régime et ses alliés, Moscou et Téhéran,  qu'ils pourraient "payer le prix fort". Ce lundi soir, la Maison Blanche a estimé que la Syrie, ne pouvait mener à bien de telles offensives sans l'aide de la Russie et de l'Iran. "Le président a souligné que la Russie et l'Iran avaient aussi une responsabilité pour ces actes dans la mesure où ils ne seraient pas possibles sans leur aide matérielle", a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump.

Le président russe Vladimir Poutine a condamné, pour sa part, le caractère "inadmissible" des "spéculations" sur cette attaque chimique présumée. Selon Moscou, il est nécessaire d'élucider "de manière très minutieuse" ce qu'il s'est passé à Douma.

Des tirs de missiles sur une base syrienne, Israël accusé par Damas d'avoir frappé 

Dans ce contexte, le spectre d'une riposte militaire a aussi été ravivé ce lundi après des tirs de missiles contre la base militaire T-4 du régime, dans le centre de la Syrie. Mais c'est Israël qui a été accusé par Damas et ses alliés russe et iranien. Paris et Washington ont démenti être à l'origine des frappes contre la base T-4. La veille, ils avaient menacé le régime d'une "réponse forte" après avoir confirmé "l'utilisation d'armes chimiques" à Douma.

L'attaque aurait fait plus de 40 morts

Selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 personnes ont péri dans "l'attaque aux gaz toxiques" à Douma. Le régime Assad et la Russie qui intervient militairement à ses côtés ont démenti ces informations non vérifiées de source indépendantes. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de sources, n'était pas en mesure de confirmer une attaque chimique. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Réunion en urgence à l'ONU 

La réunion, réclamée par neuf des quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU, a commencé ce lundi soir. Elle doit soutenir une "enquête indépendante" et exiger que "les auteurs de cet acte atroce" rendent des comptes, selon Washington. Les Etats-Unis ont fait circuler parallèlement un projet de résolution réclamant la création d'un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

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