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International

Syrie : cinq points pour comprendre ce qui se passe dans la Ghouta orientale

samedi 24 février 2018 à 16:27 Par Oanna Favennec, France Bleu

Que se passe-t-il dans la Ghouta orientale ? Le bilan des morts ne cesse de s’alourdir, et un vote du conseil de sécurité des Nations Unies doit intervenir ce samedi au sujet d’une trêve dans cette région de Syrie. Explications.

Un enfant secouru sous des décombres dans la ville de Sakba, ce mardi.
Un enfant secouru sous des décombres dans la ville de Sakba, ce mardi. © AFP - Khaled Akasha / ANADOLU AGENCY

Décryptage de ce nouvel épisode sanglant du conflit syrien qui, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme, a fait plus de 340.000 morts depuis mars 2011*. 

1 - Des civils meurent sous les bombes

En une semaine, plus de 500 civils dont une centaine d’enfants ont péri sous les bombes dans la Ghouta orientale, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme. Rami Abdel Rahmane, le directeur de cette organisation basée à Londres, qui s’appuie sur des témoins sur place, explique ce samedi :  "En sept jours, 505 civils ont été tués, dont 123 enfants, et il y a plus de 2.400 blessés". Des cadavres, dont des corps d’enfants, ont été également vus par un correspondant de l’AFP à Douma. Les 400.000 habitants de la Ghouta orientale manquent de médicaments et de vivres.

2 - Une zone de Syrie assiégée

L’aviation syrienne du régime de Bachar El Assad pilonne la Ghouta orientale, dernière poche de résistance rebelle de la région de la capitale Damas. La Russie a démenti prendre part à cette opération. Les hôpitaux sont ciblés, une stratégie pour que les derniers habitants quittent le territoire. Mais les principaux groupes rebelles contrôlant cette région, Jaich al-Islam et Faylaq al-Rahmane, sont accusés par la Russie et Damas de refuser toute évacuation de civils et de combattants. 

3 - Une trêve a été demandée

Les diplomates occidentaux essaient de négocier un répit humanitaire pour la population. Emmanuel Macron demande ce samedi "une trêve dans les meilleurs délais". La Turquie, alliée des rebelles, est sur la même ligne. "Le monde doit dire « Stop à ce massacre » de façon unanime", a déclaré sur Twitter le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin. Ce vendredi, Ankara avait déjà exhorté la Russie et l'Iran à "stopper" le régime syrien qu'ils parrainent. 

4 - Un vote prévu

Le vote du Conseil de sécurité des Nations unies, initialement prévu ce vendredi, a été repoussé à ce samedi à 18h heure française. Il s’agit d’un cessez-le-feu immédiat de 30 jours dans tout le pays, destiné notamment à fournir de l’aide humanitaire à la population. Seraient exclus de ce cessez-le-feu : Daech et Al-Qaïda, ainsi que certains groupes qui leur sont associés.  

5 - Le veto redouté de la Russie

La Russie, alliée de la Syrie, est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, et à ce titre, peut bloquer toute résolution, et donc, la trêve. Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont adressé un courrier commun à Vladimir Poutine, le président russe, pour lui demander de l’approuver. Le drame humanitaire qui se joue en Syrie est en effet nié par Moscou, qui parle d’information déformée et amplifiée par l’opposition syrienne et ses alliés. Depuis le début du conflit syrien, la Russie a fait usage de son droit de veto 11 fois.

*L’ONU a arrêté de compter les victimes du conflit syrien en avril 2014, invoquant le manque d'accès aux zones de conflit, et l'absence de sources fiables sur le terrain.