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International

Syrie : la France pourrait s'attaquer aux "capacités chimiques" du régime

mardi 10 avril 2018 à 21:58 - Mis à jour le mercredi 11 avril 2018 à 7:26 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La France annoncera "dans les prochains jours" sa réponse à l'attaque chimique présumée en Syrie et, si elle décide de frappes, celles-ci viseront les "capacités chimiques" du régime a précisé ce mardi Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse. Et ce malgré le veto de Moscou.

Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et Emmanuel Macron à l’Élysée le 10 avril 2018
Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et Emmanuel Macron à l’Élysée le 10 avril 2018 © Maxppp - YOAN VALAT/EPA/Newscom

Emmanuel Macron a confirmé ce mardi soir que la France prépare une "réponse" à l'attaque chimique présumée en Syrie. On saura "dans les prochains jours" quelle forme prendra cette riposte. 

Le président de la république n'exclut pas des frappes militaires mais "en aucun cas les décisions que nous prendrions n'auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s'attaquer à qui que ce soit mais bien à s'attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime" a précisé Emmanuel Macron.

Eviter l'affrontement avec la Russie et l'Iran

La France "ne souhaite aucune escalade", a-t-il souligné en référence aux risques d'affrontements avec la Russie et l'Iran qui soutiennent militairement le régime de Bachar-Al-Assad. L'armée russe a déjà prévenu qu'en cas de menace pour ses soldats elle riposterait "aussi bien contre les missiles que leurs vecteurs", avions de chasse ou navires.

En voyage officiel à Paris, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a pour sa part affirmé que son pays pourrait s'impliquer dans d'éventuelles frappes concertées. 

Nouveau veto russe à l'ONU

L'Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé mardi l'envoi "sous peu" en Syrie d'une équipe pour enquêter sur ce qui s'est passé à Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale situé aux portes de Damas, où au moins 40 personnes ont été tuées, samedi, dans le bombardement imputé au régime. 

Damas et la Russie réfutent les accusations d'attaque chimique. Mais d'après Emmanuel Macron, un ensemble d'informations "ont montré qu'il y avait bien eu utilisation d'armes chimiques et que de manière évidente l'attribution pouvait en être faite au régime."

Sans surprise, dans la soirée, la Russie a opposé son veto à un projet de résolution américain déposé au Conseil de sécurité des Nations unies pour créer un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie. La Chine s'est abstenue. Il s'agit du 12e veto russe sur une résolution de l'ONU concernant la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.