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International

Syrie : la Turquie suspend son offensive pour permettre aux forces kurdes de se retirer

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La Turquie a annoncé, ce jeudi soir, suspendre son offensive dans le nord de la Syrie, pour permettre aux forces kurdes de se retirer de la zone. Mais malgré le cessez-le-feu, des tirs ont été entendus ce vendredi matin.

L'armée turque mène une offensive en Syrie depuis le 9 octobre 2019.
L'armée turque mène une offensive en Syrie depuis le 9 octobre 2019. © AFP - TURKISH ARMED FORCES / HANDOUT / ANADOLU AGENCY

Au terme d'une rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Mike Pence, la Turquie a annoncé la suspension de son offensive dans le nord de la Syrie. Ce cessez-le-feu, négocié entre la Turquie et les États-Unis, laisse cinq jours aux miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) pour se retirer. 

Si ce retrait est effectif, les opérations turques seront définitivement arrêtées, a déclaré le vice-président américain Mike Pence à la presse à l'issue de plus de quatre heures d'entretiens avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Un cessez-le-feu initié par les États-Unis et la Turquie 

Mike Pence a précisé que les Etats-Unis avaient déjà commencé à sécuriser le retrait des forces kurdes. L'accord prévoit également que la Turquie s'abstienne de toute opération militaire dans la ville syrienne de Kobané. Le président américain Donald Trump a remercié sur Twitter le président Erdogan, estimant que cet accord allait "sauver des millions de vies".

Les kurdes prêts à respecter la trêve 

Les forces kurdes se sont déclarées prêtes, par la voix d'un de leurs commandants, à respecter ce cessez-le-feu avec la Turquie.

Des tirs et des combats sporadiques malgré le cessez-le-feu 

Malgré l'annonce de ce cessez-le-feu, des tirs ont été entendus vendredi matin dans le secteur de Ras al Aïn, dans le nord-est de la Syrie. Des combats sporadiques et des tris d'artillerie se déroulent dans la ville frontalière, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Un couloir humanitaire avant une "zone de sécurité"

Les autorités kurdes avaient réclamé un "couloir humanitaire" pour évacuer civils et "blessés" de la ville de Ras al-Aïn. Le président turc leur demande de se retirer définitivement d'un secteur d'une profondeur de 32 km censé se transformer à terme en "zone de sécurité". Si ces conditions sont respectées, la Turquie mettra un terme à son offensive, et les sanctions américaines à son encontre seront levées. 

Les Turcs ont promis aux Américains que cette "zone de sécurité" serait temporaire et ne provoquerait pas de déplacements massifs de populations.

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Pourquoi la Turquie intervient-elle contre les Kurdes ?

Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), engagés dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, contrôlent actuellement une partie du nord-est du pays, le long de la frontière avec la Turquie. 

Opposée à la création d'une province autonome kurde, Ankara considère que ces combattants sont des "terroristes", une menace à repousser loin de ses frontières. 

Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, cette opération militaire doit permettre la création d'une "zone de sécurité", longue de 120 kilomètres et profonde d'une trentaine de kilomètres. Cette zone tampon est destinée, selon les autorités turques, à accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens actuellement réfugiés dans le pays. 

Pourquoi plusieurs pays Occidentaux condamnent cette offensive ?

Le déclenchement de l'offensive a été fermement condamné par plusieurs pays parmi lesquels la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Les Kurdes syriens des YPG sont en effet alliés aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe État islamique

Plusieurs pays redoutent que cette offensive n'ouvre la voie à un retour en force du groupe État islamique. 10.000 combattants sont détenus dans des camps contrôlés par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Parmi les prisonniers figurent près de 2.000 jihadistes étrangers, que leurs pays d'origine refusent de reprendre.

Plus de 300 morts, selon un dernier bilan

Selon un dernier bilan dressé le 15 octobre par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'offensive turque a causé la mort de 71 morts civils. Au moins 295 combattants ont été tués dont 158 combattants kurdes et 128 combattants parmi les factions syriennes pro-Ankara. Toujours selon l'OSDH, huit soldats turcs au moins ont été tués (Ankara a annoncé cinq soldats turcs tués).

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