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International

Frappes en Syrie : une opération militaire des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni

samedi 14 avril 2018 à 9:32 - Mis à jour le samedi 14 avril 2018 à 17:35 Par Isabelle Lassalle, France Bleu

Dans la nuit de vendredi à samedi, une opération militaire a été menée contre la Syrie par les États-Unis, avec la France et le Royaume-Uni, pour punir le régime de Bachar al-Assad, accusé d'une attaque à l'arme chimique contre des civils.

Une photo de Damas partagée par l'armée syrienne dans la nuit de vendredi à samedi.
Une photo de Damas partagée par l'armée syrienne dans la nuit de vendredi à samedi. © AFP - AFP PHOTO / HO / SYRIAN GOVERNMENT'S CENTRAL MILITARY MEDIA

En résumé :

  • Une opération militaire des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni dans la nuit de vendredi à samedi.
  • Des frappes contre les armes chimiques du régime syrien accusé d'une attaque à l'arme chimique contre des civils.
  • Le régime syrien a dénoncé une "agression barbare et brutale" des Occidentaux.
  • Les Russes ont convoqué une réunion d'urgence à l'ONU ce samedi à 17h.

Le président américain Donald Trump a déclaré, à 3h heure française, depuis la Maison Blanche, qu’ "Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux". Il a dénoncé les attaques chimiques "monstrueuses" menées par le régime de Damas en particulier dans la ville rebelle de Douma le 7 avril dernier, qui a fait plus de 40 morts, selon des secouristes. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des centres de recherche scientifique, "plusieurs bases militaires" et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles.

Une intervention des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni

Theresa May, la Première ministre britannique a estimé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'usage de la force. [...] Nous avons cherché tous les recours diplomatiques, mais nos efforts ont été constamment déjoués". Elle a ainsi justifié la participation britannique aux frappes militaires en Syrie. Le président de la République Emmanuel Macron a précisé que les frappes françaises étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques".

"Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques." Emmanuel Macron

Envoyer un signal clair à la Syrie et à ses alliés

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a affirmé que les frappes occidentales avaient détruit une "bonne partie de l'arsenal chimique" syrien. Il a également averti que d'autres opérations du même type seraient menées si le régime de Damas continue à perpétrer des attaques chimiques. "Mais je pense que la leçon sera comprise", estime Jean-Yves le Drian, au-delà de la destruction de l'arsenal, le but de ces frappes était de faire comprendre à Bachar al-Assad que la coalition peut frapper. C'était également un message adressé aux Russes, alliés de Damas.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlés vendredi au téléphone. Ils n'ont pas évoqué les opérations militaires à venir, même si, selon l'Elysée, le dirigeant russe savait forcément ce qui se préparait. "On va voir, maintenant, si le message politique a été compris", ajoute l'entourage du Président français.

Les réactions de la Syrie et de la Russie

Le président américain Donald Trump a mis en garde l'Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d'hommes et du matériel pour aider Bachar al-Assad à reconquérir le pays, contre leurs liens avec la Syrie. En réponse, le régime syrien a dénoncé une "agression barbare et brutale" des Occidentaux, selon l'agence officielle Sana. 

Selon le ministère russe de la Défense, les États-Unis et leurs alliés ont tiré plus de 100 missiles sur la Syrie, et "un nombre significatif" d'entre eux ont été interceptés par les forces syriennes. "Les systèmes de défense antiaérienne russes se trouvant sur le territoire syrien n'ont pas été utilisés pour contrer les frappes", toujours selon le ministère russe de la Défense.

Ce samedi, Vladimir Poutine a dénoncé  les frappes occidentales sur le régime de son allié, Bachar al-Assad. "La Russie dénonce avec la plus grande fermeté l'attaque sur la Syrie, où des militaires russes aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme", a déclaré le président russe. Il a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Elle se tient ce samedi, à 17h. Selon l'armée russe, aucune victime civile ou militaire syrienne n'est à déplorer après les frappes.