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Témoignage d’un savoyard emprisonné à Mauthausen

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Il y a 70 ans, jour pour jour, le 5 mai 1945, le camp de concentration de Mauthausen était libéré. Henri Maitre, un savoyard, y a passé plus d'un an, il témoigne sur France Bleu Pays de Savoie.

70e anniversaire de la liberation des camps de concentration nazis
70e anniversaire de la liberation des camps de concentration nazis © Maxppp - Bernd Settnik

Le 5 mai 1945 le camp de concentration de Mauthausen (Autriche) est libéré par les américains. Des milliers de déportés y sont morts. Henri Maitre, ancien résistant savoyard, aujourd’hui âgé de 92 ans, a passé plus d’un an dans ce camp de l’horreur. Il raconte que le calvaire commence avant même l’entrée dans le camp. Henri Maitre arrive en mars 1944 par le train. Et comme tous les déportés de son convoi, il passe la dernière journée de trajet entièrement nu dans un froid glacial. A l’arrivée ils doivent choisir, dans un tas, des vêtements et des chaussures souvent trop grands.

Henri Maitre
Henri Maitre © Radio France - Léo Rozé

A Mauthausen les déportés étaient forcés à travailler dans une carrière de granit. « On portait les pierres de granit sur l’épaule, ça faisait très mal » raconte Henri Maitre. Et pour accéder à cette carrière, il faut monter les 186 marches d’un escalier, aucune marche n’est à la même hauteur. Henri Maitre se souvient que « de part et d’autre de cet escalier il y avait des SS avec leurs chiens qui aboyaient ».

« Il ne fallait jamais trainer, c’était une question de vie ou de mort » (Henri Maitre)

A son retour en France, après plus d'un an à Mauthausen, Henri Maitre a le typhus et ne pèse que 35 kilos. Il lui faut du temps pour reprendre gout à la vie. A 92 ans, Henri Maitre garde l'envie intarissable de témoigner, même si ça reste très douloureux, et de crier son amour pour la liberté.

 

 

Le témoignage d'Henri Maitre, au mirco de Léo Rozé

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