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International

VIDÉO - Terrorisme : le sort des Français condamnés à mort en Irak fait débat

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Par , France Bleu

Sept Français ont été condamnés à mort en quatre jours en Irak. Le sort de ces condamnés, punis pour avoir rejoint le groupe État islamique, fait débat en France, où certains réclament qu'ils soient jugés sur le sol français.

Une photo de propagande montrant des combattants de l'État islamique en Syrie, en 2015.
Une photo de propagande montrant des combattants de l'État islamique en Syrie, en 2015. © Maxppp -

Onze Français sont jugés depuis dimanche devant la cour pénale d'Al-Karkh à Bagdad, après s'être rendus en 2017 et 2018 aux forces kurdes syrienne qui ont combattu l'État islamique. Sept d'entre eux ont déjà été condamnés à mort, et leur sort provoque un débat en France.

Au cœur de ce débat : l'épineuse question des jihadistes étrangers, dont le retour dans leur pays d'origine suscite le rejet dans l'opinion publique. Mais la France, comme d'autres Etats, refuse à la fois le jugement de ses ressortissants affiliés à l'État islamique sur son sol et la peine de mort, prévue par la loi irakienne pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait ou non combattu. Que faire ?

Des procès "équitables", estime le gouvernement

Le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian considère que les Français condamnés ont bénéficié d'un "procès équitable". "Les audiences sont publiques, les procès sont conduits par un magistrat du siège, assisté de deux assesseurs. Le réquisitoire est conduit par un procureur. Un greffier consigne en direct l'intégralité des débats. L'avocat est présent et s'il y a un problème de traduction, l'ambassade elle-même fournit les interprètes", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale, tout en précisant que les accusés bénéficiaient de l'assistance consulaire de la France.

Jean-Yves Le Drian a toutefois rappelé l'opposition "totale" de la France à la peine de mort. "C'est un principe intangible mais ça vaut pour l'Irak comme ça vaut pour les Etats-Unis", a-t-il précisé. Concrètement, le ministre a assuré sur France Inter mardi que la France "multipliait les contacts" pour "éviter la peine de mort" aux condamnés.

Les associations de victimes du terrorisme opposées à la peine de mort

Car au-delà des conditions dans lesquelles se tiennent les procès, c'est bien la question de la peine de mort qui suscite le débat. "C'est se mettre à leur niveau que de réclamer la peine de mort", a  considéré pour sa part le directeur de l'association française des victimes de terrorisme Guillaume Denoix De Saint-Marc, qui souhaiterait que les peines de mort soient "commuées en prison à vie". "La peine de mort est barbare et n'aura aucune conséquence en termes de prévention", a-t-il commenté sur franceinfo, précisant que "certaines de ces personnes sont citées dans d'autres dossiers sur lesquels nous sommes parties civiles, et nous aimerions pouvoir les garder vivants pour pouvoir les interroger à un moment donné, qu'il y ait des procès en France ou ailleurs".

"Nous souhaitons des transfèrements pour les juger sur notre sol" - Association 13onze15 Fraternité et vérité

Même son de cloche du côté de l'association 13onze15 Fraternité et vérité, associations des familles des victimes des attentats du 13 novembre 2015 en Seine-Saint-Denis et à Paris, qui rejette le principe des condamnations à mort. "Nous souhaitons que des magistrats instructeurs français puissent aller interroger ces accusés et qu'on puisse faire des transfèrements pour les juger sur notre sol", a notamment expliqué le président d'honneur Georges Saline.

Les sept Français condamnés sont restés impassibles à l'annonce du verdict, selon une journaliste de l'AFP sur place. Ils doivent être exécutés par pendaison, alors que l'Irak a déjà condamné plus de 500 étrangers - hommes et femmes - pour appartenance à l'État islamique.

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