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Tremblement de terre : des étudiants bretons au Népal

Par Annaïg Haute, France Bleu Breizh Izel dimanche 26 avril 2015 à 22:27

Baptiste et Coralie racontent leur voyage dans leur blog "De Kemper à Katmandou"

Éric vit à Quimperlé, et sa fille Coralie est au Népal depuis début janvier. Étudiante dans une école d'art de Quimper, elle est partie pour un échange avec une école de Katmandou. Son père a mis plusieurs heures à la joindre après le tremblement de terre.

Baptiste et Coralie sont deux étudiants à l'EESAB, l'école d'art de Quimper. Ils sont partis au Népal au mois de janvier, dans le cadre du projet " De Kemper à Katmandou ", et expliquent sur leur blog "Notre voyage a pour objectif un rapprochement culturel, artistique et humain " . Les deux amis doivent rester sur place jusqu'à la fin du mois d'avril.

Samedi, c'est un peu par hasard qu’Éric, le père de Coralie, qui vit à Quimperlé, a appris le violent tremblement de terre qu'a subi le pays, et qui a fait plusieurs milliers de morts et de blessés.

"C'est mon épouse qui m'a appelé pour me demander si j'avais des nouvelles de notre fille, explique le père de famille de Quimperlé, sa sœur l'avait prévenue, en lui disant qu'il y avait un tremblement de terre au Népal. J'ai regardé les infos, il était midi et demi. On s'est inquiété."

"On se sent seul quand on a quelqu'un de très proche dans une zone de danger" - Le père de Coralie

Éric est totalement assommé par la nouvelle : "Quand on apprend ça, on tombe de haut. On se demande se qui se passe, on se sent seul devant la chose. C’est quelqu’un de très proche qui est dans une zone de danger."

La famille s'active alors, pour tenter d'avoir des nouvelles, même si la plupart des communications sont coupées au Népal : "J'ai cherché dans des papiers les numéros de téléphone que j'avais, car le sien ne passait pas. J'ai cherché le contrat de stage, il y avait un numéro du directeur de l'école de Katmandou, j'ai aussi cherché un numéro d'urgence sur internet, et le numéro de l'ambassade de France."

Mais ces pistes n'aboutissent pas "Je n'ai eu personne, et ma femme me téléphonait pour savoir si javais réussi à joindre quelqu'un, mais les communications étaient coupées. Je me suis reporté sur le contrat d'assurance qu'on a fait avant qu'elle parte, pour rapatriement en cas de problème."

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Trois heures d'angoisse, les communications sont coupées dans le pays

 

L'assurance n'arrive pas tout de suite à obtenir des informations, mais parallèlement, Éric tente de joindre sa fille, par le logiciel d'appel par internet Skype "je n'ai pas réussi à l'avoir au début, mais au final après plusieurs déconnexions, j'ai réussi à la joindre et elle m'a dit qu'elle allait bien, il était 15 h 30."

Trois heure d'angoisse, mais au final, le Quimperlois explique que sa fille lui a expliqué qu'il n'y a pas de dégâts là où elle se trouve, même si tous ses amis népalais sont très inquiets.Sur facebook, ils rassurent leurs proches : "Namaste, un peu d'adrénaline aujourd'hui, nous allons bien" .

Le père de famille a tout de suite appelé sa femme pour la rassurer : "le soulagement, j'ai pu lui dire que tout allait bien."